Edgar Faure





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Edgar Faure

Illustration.
Edgar Faure en 1955.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale
2 avril 1973 – 2 avril 1978
(5 ans)
Législature

Ve
Prédécesseur

Achille Peretti
Successeur

Jacques Chaban-Delmas

Ministre d'État
Ministre des Affaires sociales
6 juillet 1972 – 28 mars 1973
(8 mois et 22 jours)
Président

Georges Pompidou
Gouvernement

Messmer I
Prédécesseur

Joseph Fontanet
Successeur

Georges Gorse
Ministre de l'Éducation nationale
12 juillet 1968 – 20 juin 1969
(11 mois et 8 jours)
Président

Charles de Gaulle
Alain Poher (intérim)
Gouvernement

Maurice Couve de Murville
Prédécesseur

François-Xavier Ortoli
Successeur

Olivier Guichard
Sénateur français
2 octobre 1980 – 30 mars 1988
(7 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection

28 septembre 1980
Circonscription

Doubs
Groupe politique

NI (1980-1982)
GD (1982-1988)
28 avril 1959 – 8 février 1966
(6 ans, 9 mois et 11 jours)
Élection

26 avril 1959
Réélection

26 septembre 1965
Circonscription

Jura
Président du Conseil des ministres
23 février 1955 – 24 janvier 1956
(11 mois et 1 jour)
Président

René Coty
Gouvernement

Faure II
Législature

IIe
Prédécesseur

Pierre Mendès France
Successeur

Guy Mollet
20 janvier – 28 février 1952
(1 mois et 8 jours)
Président

Vincent Auriol
Gouvernement

Faure I
Législature

IIe
Prédécesseur

René Pleven
Successeur

Antoine Pinay
Ministre des Finances
20 janvier – 28 février 1952
(1 mois et 8 jours)
Président

Vincent Auriol
Gouvernement

Faure I
Prédécesseur

René Mayer
Successeur

Antoine Pinay
Député français
2 avril 1973 – 28 septembre 1980
(7 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection

11 mars 1973
Réélection

19 mars 1978
Circonscription

3e du Doubs
Législature

Ve et VIe
Groupe politique

App. UDR
RPR
Prédécesseur

Christian Genevard
Successeur

Roland Vuillaume
21 octobre 1969 – 6 août 1972
(2 ans, 9 mois et 16 jours)
Élection

19 octobre 1969(partielle)
Circonscription

3e du Doubs
Législature

IVe
Groupe politique

UDR
Prédécesseur

Christian Genevard
Successeur

Christian Genevard
28 novembre 1946 – 8 décembre 1958
(12 ans et 10 jours)
Élection

10 novembre 1946
Réélection

17 juin 1951
2 janvier 1956
Circonscription

Jura
Législature

Ire, IIe et IIIe
Groupe politique

RRRS
RGR-CR
Biographie
Date de naissance
18 août 1908
Lieu de naissance

Béziers (Hérault)
Date de décès

30 mars 1988(à 79 ans)
Lieu de décès

Paris
Nationalité

Française
Parti politique

Rad.
RGR
UDR
RPR
UDF
Conjoint

Lucie Meyer
Profession

Avocat
Historien du droit




Edgar Faure

Présidents de l'Assemblée nationale
Chefs du gouvernement français

Edgar Faure, né le 18 août 1908 à Béziers et mort le 30 mars 1988 à Paris, est un homme d'État français.


Radical, il est ministre au sein de nombreux gouvernements, dans lesquels lui sont confiés d'importants portefeuilles, il est président du Conseil des ministres en 1952 et de 1955 à 1956, sous la IVe République.


Ministre sous les présidences du général de Gaulle puis de Georges Pompidou, il est président de l'Assemblée nationale de 1973 à 1978.


Il est élu à l’Académie française en 1978.




Sommaire






  • 1 Biographie


    • 1.1 Plus jeune avocat de France


    • 1.2 Durant la Seconde guerre mondiale


    • 1.3 Cadre du Parti radical et président du Conseil


    • 1.4 Sur les bancs de l'opposition


    • 1.5 Ministre de la Ve République


    • 1.6 Président de l'Assemblée nationale


    • 1.7 Derniers mandats




  • 2 Positionnement politique


  • 3 Image et postérité


  • 4 Détail des mandats et fonctions


    • 4.1 Au gouvernement


    • 4.2 Au Parlement


    • 4.3 Au niveau local




  • 5 Ouvrages


  • 6 Filmographie


  • 7 Bibliographie


  • 8 Notes et références


  • 9 Voir aussi


    • 9.1 Articles connexes


    • 9.2 Liens externes







Biographie |



Plus jeune avocat de France |


Après ses études secondaires faites au lycée Henri-IV à Béziers puis à Orléans et enfin au lycée Voltaire à Paris, Edgar Faure entame des études de droit, de lettres et de langues orientales (russe). Il exerce à Paris la profession d'avocat et devient membre du barreau à 21 ans : c’est le plus jeune avocat de France de son temps et le plus jeune deuxième secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris (conférence du stage). Intéressé par la politique, il rejoint le Parti radical-socialiste après une première adhésion au Parti républicain-socialiste.


En 1931, il épouse Lucie Meyer ; le couple, pour son voyage de noces, choisit l'URSS[1].



Durant la Seconde guerre mondiale |


En 1941, dans un procès à Clermont-Ferrand[1], il témoigne, non sans risques, en faveur de Pierre Mendès France, du même âge et avocat comme lui à Paris, incarcéré par le régime de Vichy.


À l'automne 1942, il part en Tunisie en compagnie de son épouse Lucie Faure, qui est juive, et de sa fille Sylvie avant de rejoindre les quartiers généraux du général de Gaulle à Alger et devient le chef du service législatif du gouvernement provisoire (1944). En 1945, il est procureur général adjoint français au Tribunal militaire international de Nuremberg[2].



Cadre du Parti radical et président du Conseil |


Après avoir été battu aux élections de 1945 à Paris, il envisage de se présenter sous l'étiquette MRP dans le Puy-de-Dôme, mais finalement il se tourne vers le Parti radical et est élu lors de la troisième consultation électorale de 1946. Edgar Faure se révèle rapidement un ardent défenseur de la Franche-Comté, collectionnant les mandats : député du Jura jusqu'en 1958, maire de Port-Lesney en 1947, président du Conseil général du Jura en 1949. Dans ces fonctions il se montre favorable au projet d'exploitation du bassin houiller du Jura qui fait débat en 1957, mais celui-ci est finalement abandonné en raison de la conjoncture économique[3].


À l'Assemblée nationale, comme au Parti radical qui comporte de nombreux « ministrables », il acquiert rapidement une réputation de sérieux que son allure souriante et sa verve viennent tempérer. Il se révèle un habile stratège et devient l'un des meilleurs navigateurs des couloirs du Palais-Bourbon. Il accède, en 1949, au côté de Maurice Petsche, ministre des Finances, au rang de secrétaire d'État, avant d'être promu ministre du Budget en 1950. Deux ans plus tard, il est pour la première fois président du Conseil, mais, pris dans l'opposition des modérés et des socialistes sur la politique économique, son gouvernement, qui compte quarante ministres, ne dure que quarante jours, le président ayant posé vingt fois la question de confiance.


Il prouve sa capacité d'adaptation en devenant, ensuite, ministre des Finances des gouvernements de Joseph Laniel (centre-droit) puis de Pierre Mendès France. Dans ces fonctions, il obtient de la Chambre les pleins pouvoirs, qu'il met à profit pour « relancer la relance » avec un plan de dix-huit mois dit « d'expansion dans la stabilité »[4]. En particulier, il réglemente par décret plusieurs professions, procède à des mesures de décentralisation économique et introduit la taxe sur la valeur ajoutée[5].


À la tête de la rue de Rivoli, il n'oublie pas les intérêts de ses électeurs du Jura[6], où plusieurs professions se voient bénéficier de déductions fiscales : parmi les plus citées, les éclaircisseuses[7], polisseurs et monteurs de pipes de la région de Saint-Claude ; ou les tourneurs, fraiseurs et guillocheurs de matières plastiques de la région de Saint-Lupicin[8],[9].




Edgar Faure (à gauche) lors de la signature des conventions de l'autonomie interne tunisienne, en 1955.


Il retrouve la présidence du Conseil, après la chute du gouvernement Mendès France. Dans ces fonctions, il poursuit la préparation de l'indépendance de la Tunisie (lancée par lui en 1952 et poursuivie sur ses conseils par Mendès France avec son « discours de Carthage ») et relance le processus au Maroc (« l'indépendance dans l'interdépendance »), notamment en permettant le retour d'exil du sultan Mohammed, d'abord à Paris (puis, après la chute du gouvernement Faure, au Maroc même). Il applique l'état d'urgence au sujet des événements d'Algérie. Il prend l'initiative d'une réunion au sommet des Quatre Grands à Genève, et favorise la tenue de la Conférence de Messine, qui permet la relance de la construction européenne. Au Cameroun, il fait interdire les organisations politiques indépendantistes telles que l'UPC, la JDC et l'Udefec[10].


La dissolution de la Chambre qu'il suggère au président Coty en 1955 en vue de prendre de vitesse le centre-gauche est en revanche un échec tactique :



  • il est exclu du Parti radical-socialiste (au profit des soutiens de Mendès France, allié à la gauche au sein du Front républicain) et se replie alors sur le Rassemblement des gauches républicaines, qu'il organise en parti politique autonome et dont il prend la présidence.

  • surtout, il perd les élections elles-mêmes (motivées par un projet de réforme constitutionnelle, et dans le contexte des « évènements » d'Algérie), au profit du même Front républicain. En parallèle, l'UDCA de Pierre Poujade entre en force à la Chambre.



Sur les bancs de l'opposition |


Il se retrouve alors, brièvement, dans l'opposition. S'il fut assez tôt un partisan du retour du général de Gaulle (« l'Algérie est un problème de la quatrième dimension qui ne peut être résolu que par un personnage de la quatrième dimension »), il est tenu à distance par la Ve République naissante et d'ailleurs battu, sur fond de vague gaulliste, aux législatives de 1958.


Il profite de ce temps pour écrire une thèse sur le système fiscal sous Dioclétien et pour passer son agrégation de droit : il devient agrégé des facultés de droit (droit romain et histoire du droit) en 1962.


Il est également sénateur (Gauche démocratique, réintégré au Parti radical) du Jura d'avril 1959 à février 1966, avant de revenir en 1967 à l'Assemblée nationale comme représentant du Doubs. En 1962, dans l'opposition, il vote « non » au référendum constitutionnel « par scrupule de juriste », précise-t-il.


En 1963, il est envoyé officieusement par le pouvoir gaulliste en mission en République populaire de Chine à une époque où de Gaulle souhaitait rétablir des relations avec ce pays[11].



Ministre de la Ve République |


Article connexe : Loi Faure.

En 1966, après avoir soutenu le général de Gaulle à l'élection présidentielle de 1965, il devient ministre de l'Agriculture, ce qui le fait exclure (à nouveau) du Parti radical. Il ne cesse plus, dès lors, de se présenter comme un pont entre radicalisme et gaullisme, mettant en avant, selon le cas, l'une ou l'autre proximité.


En 1968, après les événements de mai, on lui confie le poste délicat de ministre de l'Éducation nationale. Sa loi d'orientation de novembre 1968 surprend la classe politique, qui la vote aussi bien à gauche qu'à droite (les communistes s'abstenant). Elle marque une rupture dans l'enseignement français en intégrant des revendications de mai 68 et notamment la participation à la gestion des établissements de tous les acteurs de l'enseignement et la facilitation de l'interdisciplinarité. Une mesure fait couler beaucoup d'encre : le report de l'étude de la langue latine de la sixième à la quatrième.


Il envisage un temps de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, mais après accord avec Pompidou, y renonce[1]. En octobre 1969, à l'issue d'une élection législative partielle provoquée par la démission de son suppléant, il retrouve son mandat de député dans la 3e circonscription du Doubs[12].


En juillet 1972, il se voit attribuer, sous la présidence de Georges Pompidou, le poste de ministre d'État, ministre des Affaires sociales, un poste que lui confie le nouveau Premier ministre Pierre Messmer. À ce titre, il propose et obtient en particulier la généralisation de la retraite complémentaire.



Président de l'Assemblée nationale |


Après les élections législatives de 1973, où il est réélu député dans la 3e circonscription du Doubs, le nom d'Edgar Faure est proposé pour la présidence de l'Assemblée nationale. Le 2 avril, l'ancien président du Conseil est élu président de l'Assemblée à l'issue du premier tour de scrutin, sa candidature ayant été approuvée par 274 suffrages contre 180 au socialiste Pierre Mauroy. Dans son discours d'investiture, il qualifie, en ces termes, son élection : « Il s'agit moins d'une faveur que d'une charge, non point d'une récompense mais d'un office, [la] confiance [des députés l'ayant élu] n'étant qu'une invitation à la mériter sans relâche, sans réserve et, autant qu'il se peut humainement, sans faiblesse »[13].


En 1974, il songe à présenter sa candidature à l'élection présidentielle anticipée, après la disparition de Georges Pompidou, et malgré les candidatures concurrentes de Jacques Chaban-Delmas, qui s'est rapidement déclaré, et Valéry Giscard d'Estaing, qui suivait l'ancien Premier ministre, arguant du fait qu'il est à la fois centriste et membre de l'UDR, ce qui fait dire à Olivier Guichard : « L'UDR a deux candidats dont l'un est gaulliste. » Peu soutenu, il dit ne plus vouloir se porter candidat à la présidence de la République, et sera, jusqu'à sa disparition, amer de n'avoir pu concourir à l'Élysée[1].


En 1976, Edgar Faure succède à René Cassin à la présidence de l'Institut international des droits de l'homme et à l'Institut libre d'étude des relations internationales.


En 1977, il réadhère au Parti radical et se présente à sa présidence contre Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui l'emporte. Cette même année, il perd son épouse. Femme de lettres, éditrice de revue, Lucie Faure occupait une place importante auprès de lui et dans sa réflexion politique[1].


En mars 1978, il est réélu député (apparenté RPR) et brigue à nouveau la présidence de l'Assemblée nationale. Soutenu par Jacques Chirac, il retire sa candidature après avoir été distancé au premier tour par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas[14]. Le 8 juin, il est élu à l'Académie française.



Derniers mandats |




Edgar Faure dans les années 1980.


En 1979, en désaccord avec la ligne du RPR sur l'Europe (suite notamment à «l'Appel de Cochin»), il se présente aux élections européennes sur la liste de l'Union pour l'Europe, conduite par Simone Veil, et démissionne du groupe RPR de l'Assemblée nationale. Il est élu sénateur, dans le Doubs cette fois, en 1980 (non-inscrit puis Gauche démocratique). Roland Vuillaume lui succède à l'Assemblée nationale à la suite d'une élection législative partielle.


Il soutient Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1981 et Jacques Chirac à celle de 1988. Il avait, peu de temps auparavant, succédé à Michel Baroin comme président de la Mission pour la célébration du Bicentenaire de la Révolution française. Il meurt au cours de cette mission. Jean Pourchet lui succède au Sénat.


Edgar Faure est aussi maire de Port-Lesney dans le Jura (1947-1971 et 1983-1987), puis de Pontarlier dans le Doubs (1971-1977), et président de la région Franche-Comté (1974-1981 et 1982-1988).


Il est inhumé au cimetière de Passy, à Paris.



Positionnement politique |


Issu de la tradition radicale mais ayant changé à de nombreuses reprises d’étiquette, Edgar Faure est considéré tantôt considéré comme pragmatique, tantôt comme opportuniste. Il prône le concept de « majorités d'idées » pouvant différer en fonction des textes proposés[15],[16].



Image et postérité |


Edgar Faure laisse l'image d'un brillant homme d'État, doué d'une mémoire solide et d'une culture encyclopédique capable de raisonnements fulgurants[1]. Très bon orateur, connu pour son humour et sa répartie, bon vivant, il pouvait paraître quelquefois pécher par orgueil et par vanité. La longue carrière de ce « surdoué de la politique » et sa capacité à s'adapter furent aussi quelquefois perçues comme de la versatilité et de l'opportunisme. Doté d'une grande capacité de travail, ses amis et adversaires lui reconnaissent un sens élevé du bien public[1] et une œuvre politique conséquente.


Il laisse également l'image d'un séducteur auprès des femmes et des hommes, ayant notamment fait aménager une porte dérobée dans l'une des salles de l'hôtel de Lassay, la résidence du président de l'Assemblée nationale, pour ses rendez-vous d'alcôve lorsqu'il présidait les travaux de la Ve législature[17].



Détail des mandats et fonctions |



Au gouvernement |




Plaque en mémoire d'Edgar Faure apposée sur son domicile parisien au no 134 de la rue de Grenelle.



  • 13 février 1949 - 24 juin 1950 : secrétaire d'État aux Finances (gouvernements Queuille I, Bidault II et Bidault III)

  • 2 juillet 1950 - 10 juillet 1951 : ministre du Budget (gouvernements Queuille II, Pleven I et Queuille III)

  • 11 août 1951 - 7 janvier 1952 : ministre de la Justice (gouvernement Pleven II)

  • 20 janvier - 28 février 1952 : président du Conseil et ministre des Finances (gouvernement Faure I)

  • 28 juin 1953 - 12 juin 1954 : ministre des Finances et des Affaires économiques (gouvernements Laniel)

  • 18 juin 1954 - 20 janvier 1955 : ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan (gouvernement Mendès France)

  • 20 janvier - 5 février 1955 : ministre des Affaires étrangères (gouvernement Mendès France)

  • 23 février 1955 - 24 janvier 1956 : président du Conseil (gouvernement Faure II)


  • 1er décembre 1955 - 24 janvier 1956 : ministre de l'Intérieur par intérim (gouvernement Faure II)

  • 14 mai - 28 mai 1958 : ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan (gouvernement Pflimlin)

  • 8 janvier 1966 - 10 juillet 1968 : ministre de l'Agriculture (gouvernements Pompidou III et Pompidou IV)

  • 12 juillet 1968 - 20 juin 1969 : ministre de l'Éducation nationale (gouvernement Couve de Murville)

  • 6 juillet 1972 - 28 mars 1973 : ministre d'État, chargé des Affaires sociales (gouvernement Messmer I)



Au Parlement |


À l’Assemblée nationale



  • 28 novembre 1946 - 8 décembre 1958 : député pour le Jura (groupe RRRS puis groupe RGR-CR)

  • 3 avril 1967 - 7 mai 1967 : député pour la troisième circonscription du Doubs (groupe UD-Ve)

  • 11 juillet 1968 - 12 août 1968 : député pour la troisième circonscription du Doubs (groupe UDR)


  • 21 octobre 1969 - 6 août 1972 : député pour la troisième circonscription du Doubs (groupe UDR)


  • 2 avril 1973 - 28 septembre 1980 : député pour la troisième circonscription du Doubs (groupe UDR puis groupe RPR)


  • 2 avril 1973 - 2 avril 1978 : président de l'Assemblée nationale


Au Sénat


  • 28 avril 1959 - 8 février 1966 : sénateur pour le Jura

  • 2 octobre 1980 - 30 mars 1988 : sénateur pour le Doubs (non-inscrit puis groupe de la Gauche démocratique)


Au Parlement européen


  • 17 juillet 1979 - 23 juillet 1984 : député européen (membre du groupe libéral et démocratique)


Au niveau local |



  • 1947 - 1970 : maire de Port-Lesney (Jura)

  • 1949 - 1967 : président du conseil général du Jura

  • 1967 - 1979 : conseiller général du Doubs (élu dans le canton de Pontarlier)

  • 1971 - 1977 : maire de Pontarlier

  • 1974 - 1981 : président du conseil régional de Franche-Comté

  • 1982 - 1988 : président du conseil régional de Franche-Comté

  • 1983 - 1988 : maire de Port-Lesney



Ouvrages |


Certaines de ses œuvres littéraires ont paru sous le pseudonyme d'Edgar Sanday (Edgar "sans d").




  • Pascal : le procès des provinciales, Firmin Didot, 1930


  • Le Pétrole dans la paix et dans la guerre, Nouvelle revue critique, 1938


  • Pour rencontrer M. Marshes, Sequana Éditeur, 1942 (Roman policier publié sous le pseudonyme Ed Faure, réédité en 10/18 dans la collection grands détectives)


  • L'installation du président Fitz Mole, Sequana Éditeur (Roman policier publié sous le pseudonyme Ed Faure, réédité en 10/18 dans la collection grands détectives)


  • Mr Langois n'est pas toujours égal à lui-même Julliard 1950 (Roman "d'atmosphère" publié sous le pseudonyme Edgar Sanday, réédité en 10/18 dans la collection grands détectives)


  • Le Serpent et la Tortue (les problèmes de la Chine populaire), Juillard, 1957


  • La Disgrâce de Turgot, Gallimard, 1961


  • Etude de la capitation de Dioclétien d'après le Panégyrique VIII, Sirey, 1961 (Thèse de doctorat en droit)


  • Prévoir le présent, Gallimard, 1966


  • L'Éducation nationale et la participation, Plon, 1968


  • Philosophie d'une réforme, Plon, 1969


  • L'Âme du combat, Fayard, 1969


  • Ce que je crois, Grasset, 1971


  • Pour un nouveau contrat social, Seuil, 1973


  • Au-delà du dialogue avec Philippe Sollers, Balland, 1977


  • La Banqueroute de Law, Gallimard, 1977


  • La Philosophie de Karl Popper et la société politique d'ouverture, Firmin Didot, 1981


  • Mémoires I, « Avoir toujours raison, c'est un grand tort », Plon, 1982


  • Mémoires II, « Si tel doit être mon destin ce soir », Plon, 1984, (9e Prix de la Fondation Pierre-Lafue 1985)

  • Discours prononcé pour la réception de Senghor à l'Académie française, le 29 mars 1984



Filmographie |



  • La Loi (2014), téléfilm de Christian Faure, joué par Laurent Claret


Bibliographie |



  • Pierre Jeambrun, Les sept visages d'Edgar Faure, Jas, 1998

  • Raymond Krakovitch, Edgar Faure, Le virtuose de la politique, Économica, 2006 (ISBN 271785178X)

  • Patrice Lestrohan, L'Edgar, Le Cherche-Midi éditeur, 2007

  • Bernard Favre, Edgar Faure, l'enragé du Bien Public, documentaire TV, 2007

  • Yves Marek, Edgar Faure, l'optimiste, la documentation française, 2010

  • Rodolphe Oppenheimer-Faure et Luc Corlouer, Edgar Faure, secrets d'État, secrets de famille, éditions Ramsay, 2014

  • Emmanuel Delille, "La Loi Faure (1968) de réforme de l’enseignement supérieur en France et ses répercussions sur les études de psychiatrie: recherche sur un cercle de sociabilité", Zinbun [Kyoto University], vol. 46, 2015, pp. 111-133


Les papiers personnels de Edgar Faure sont conservés aux Archives nationales sous la cote 505AP[18]



Notes et références |




  1. a b c d e f et g« Edgar Faure, l'enragé du bien public », documentaire pour la télévision, 2007.


  2. Alain Vincenot, Rescapés d'Auschwitz, Archipel, 7 janvier 2015(ISBN 9782809816341, lire en ligne)


  3. « Du charbon et du gaz de houille à Lons-le-Saunier », sur Le Progrès, 7 novembre 2012.


  4. Association Edgar Faure


  5. Biographie sur le site du ministère des finances


  6. Laure Agron, Histoire du vocabulaire fiscal, LGDJ, 2000, 519 p. (ISBN 9782275019642, lire en ligne), p. 181.


  7. « Avantages ou privilèges? », sur L'Express.fr, 31 août 1995(consulté le 27 mars 2016).


  8. « Fiscalité », sur La Croix.com, 15 octobre 1996(consulté le 27 mars 2016).


  9. Article 5 de l'annexe 4 du Code général des impôts (lire en ligne) (version périmée au 31 mars 2000).


  10. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte, 2019


  11. Raymond Krakovitch, Alain Bienaymé, Serge Bernstein, Edgar Faure : un homme d'État, 1908-1988, Economica, 2007, p. 83


  12. http://archives.assemblee-nationale.fr/4/cri/1969-1970-ordinaire1/012.pdf


  13. Compte-rendu de la séance du lundi 2 avril 1974, publié au Journal officiel.


  14. Michèle Cotta, Cahiers secrets de la Ve République, tome II (1977-1986), Fayard, 2008, pp.  128-129.


  15. https://www.francetvpro.fr/bourgogne-franche-comte/programmes/13325983


  16. https://www.marianne.net/politique/l-art-de-gouverner-sans-large-majorite


  17. Christophe Deloire, Christophe Dubois, Sexus Politicus, Albin Michel, 2006(ISBN 2226172556), p. 88


  18. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales



Voir aussi |


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Articles connexes |



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  • Liste des députés du département du Jura

  • Liste des députés du Doubs

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  • Liste des sénateurs du département du Jura

  • Liste des sénateurs du Doubs

  • Pontarlier



Liens externes |




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