Dunkerque





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Dunkerque
De haut en bas et de gauche à droite : l'hôtel de ville de Dunkerque, le rigodon de la bande de Dunkerque, le mémorial de l'Opération Dynamo, la statue de Jean Bart, le quai à conteneur du Grand Port Maritime, l'arrivée des 4 Jours de Dunkerque 2010 et la plage de Malo-les-Bains.

Blason de Dunkerque
Blason


Dunkerque
Logo

Administration

Pays

Drapeau de la France France

Région

Hauts-de-France

Département

Nord (sous-préfecture)

Arrondissement

Dunkerque

Canton

Dunkerque-1
Dunkerque-2
Grande-Synthe

Intercommunalité

Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral

Maire
Mandat
Patrice Vergriete
2014-2020

Code postal
59140, 59240, 59430, 59640, 59279

Code commune
59183
Démographie

Gentilé
Dunkerquois(es)

Population
municipale
88 108 hab. (2016 en diminution de 3,59 % par rapport à 2011)
Densité 2 007 hab./km2
Population
aire urbaine
257 259 hab. (2013)
Géographie

Coordonnées

51° 02′ 18″ nord, 2° 22′ 39″ est

Altitude
Min. 0 m
Max. 17 m

Superficie
43,89 km2
Localisation


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Dunkerque





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Dunkerque





Liens

Site web

www.ville-dunkerque.fr


Dunkerque est une commune française, sous-préfecture du département du Nord. Avec 88 108 habitants en 2016, la ville est la cinquième plus peuplée de la région Hauts-de-France, la seconde hors de la métropole lilloise après Amiens. Ses habitants sont appelés les Dunkerquois et les Dunkerquoises. La « cité de Jean Bart » est au centre de la communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral qui regroupe 17 communes et compte 198 814 habitants en 2013[1]. Elle est également au cœur de la 40e aire urbaine de France avec 257 259 habitants en 2013[2], répartis dans 56 communes dont 4 du Pas-de-Calais.


L'histoire de Dunkerque est liée à la mer du Nord. Fondée il y a plus d'un millénaire, la ville était, à l'origine, un village de pêcheurs construit à l'extrémité ouest d'un banc de sable. La construction d'une chapelle afin d'évangéliser la zone donna son nom à la ville, composé des mots néerlandais duin (« dune ») et kerk (« église »). Dès lors, la ville se développa autour de son port. Par sa position sur la mer du Nord, Dunkerque suscita de nombreuses convoitises. Au cours de l'histoire, la ville a appartenu, périodiquement, au comté de Flandre, aux royaumes d'Espagne, d'Angleterre et de France. Le 25 juin 1658, la ville changea trois fois de nationalité. Devenue définitivement française le 27 octobre 1662, la ville devint une place forte redoutée à la suite des travaux de Vauban. À cette époque, la ville abrita des corsaires dont le célèbre Jean Bart, héros entre autres de la bataille du Texel. Durant la Révolution, à la suite de l'abolition des cultes, la ville s'appela Dune-Libre. Durant la Première Guerre mondiale, demeurée aux mains des Alliés par suite de la défense franco-belge lors de la bataille de l'Yser, elle fut sévèrement bombardée par les Allemands conscients du rôle primordial du port. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle fut le théâtre de l'opération Dynamo et du siège de Dunkerque.


Le grand port maritime de Dunkerque, troisième de France quant au trafic, représente le premier secteur d'emplois de la ville devant la grande distribution. Il comporte des installations industrielles de sociétés telles qu'Arcelor Mittal, Air liquide, Europipe ou des installations pétrochimiques. Le port est également la première plateforme énergétique des Hauts-de-France via la centrale nucléaire de Gravelines, la centrale DK6 et le terminal méthanier.


Le carnaval de Dunkerque est l'événement le plus connu de la ville ; ces festivités s'étalent sur une période comprise entre janvier et mars, où les habitants se réunissent dans les rues de l'agglomération aux rythmes de la fanfare, qu'on appelle communément la « bande » ou « clique », guidée par le « tambour-major ».





Sommaire






  • 1 Géographie


    • 1.1 Localisation


    • 1.2 Communes limitrophes


    • 1.3 Géologie et relief


    • 1.4 Hydrographie


    • 1.5 Risques principaux


    • 1.6 Climat


    • 1.7 Quartiers de Dunkerque


      • 1.7.1 Les quartiers historiques


        • 1.7.1.1 Dunkerque-Centre et Glacis-Victoire


        • 1.7.1.2 Dunkerque-Sud


        • 1.7.1.3 Malo-les-Bains


        • 1.7.1.4 Rosendaël


        • 1.7.1.5 Petite-Synthe




      • 1.7.2 Les communes associées


        • 1.7.2.1 Mardyck


        • 1.7.2.2 Saint-Pol-sur-Mer


        • 1.7.2.3 Fort-Mardyck






    • 1.8 Voies de communications et transports




  • 2 Toponymie


  • 3 Histoire


    • 3.1 Origines


    • 3.2 De 1297 à 1789


    • 3.3 De la Révolution française à 1914


    • 3.4 Durant les Guerres mondiales


    • 3.5 De la reconstruction à nos jours




  • 4 Politique et administration


    • 4.1 Politique dunkerquoise


    • 4.2 Liste des maires


    • 4.3 Autres suffrages


      • 4.3.1 Élections présidentielles


      • 4.3.2 Élections régionales


      • 4.3.3 Élections municipales




    • 4.4 Budget de la ville pour 2010


    • 4.5 Impôts


    • 4.6 Justice, police et criminalité


      • 4.6.1 Justice


      • 4.6.2 Criminalité




    • 4.7 Gestion des déchets


    • 4.8 Jumelages


    • 4.9 Coopération internationale




  • 5 Population et société


    • 5.1 Démographie


      • 5.1.1 Évolution démographique




    • 5.2 Analyse de la démographie


      • 5.2.1 Pyramide des âges


      • 5.2.2 Données sur les foyers dunkerquois






  • 6 Économie


    • 6.1 Emploi


    • 6.2 Grand port maritime de Dunkerque




  • 7 Vie locale


    • 7.1 Enseignement


      • 7.1.1 Écoles et université


      • 7.1.2 Niveau d'études




    • 7.2 Santé


      • 7.2.1 Hôpitaux


      • 7.2.2 Qualité de l'air




    • 7.3 Sports


      • 7.3.1 Équipements


      • 7.3.2 Événements sportifs


      • 7.3.3 Grands clubs




    • 7.4 Religion


      • 7.4.1 Lieux de culte






  • 8 Tourisme et monuments


    • 8.1 Espaces verts


    • 8.2 Lieux de promenade


    • 8.3 Patrimoine et monuments


    • 8.4 Ponts de Dunkerque




  • 9 Culture


    • 9.1 Carnaval de Dunkerque


    • 9.2 Gastronomie


    • 9.3 Dialecte « dunkerquois »


    • 9.4 Géants dunkerquois


    • 9.5 Équipements culturels


      • 9.5.1 Salles et scènes


      • 9.5.2 Musées, collections


      • 9.5.3 Autres




    • 9.6 Médias et littérature


      • 9.6.1 Dunkerque au cinéma, à la télévision


      • 9.6.2 Littérature


      • 9.6.3 Journaux et radios


      • 9.6.4 Philatélie


      • 9.6.5 Représentation




    • 9.7 Personnalités liées à la commune




  • 10 Vie militaire


    • 10.1 Héraldique et drapeau


    • 10.2 Décorations




  • 11 Annexes


    • 11.1 Bibliographie


    • 11.2 Articles connexes


    • 11.3 Liens externes




  • 12 Notes et références


    • 12.1 Notes


    • 12.2 Références


      • 12.2.1 Source partielle


      • 12.2.2 Autres sources









Géographie |




Panorama à 360° de Dunkerque.



Localisation |




La position de Dunkerque.




Situation géographique de Dunkerque.


Dunkerque est la sous-préfecture la plus septentrionale de France, située dans le département du Nord à 65 km au nord-ouest de Lille et à 241 km au nord de Paris à vol d'oiseau[3]. De plus Dunkerque est à moins de 300 km de quatre autres capitales européennes : Amsterdam, Bruxelles, Londres et Luxembourg. La ville est également sur le Méridien de Paris, et depuis 2000 sur la Méridienne Verte. Enfin, Dunkerque est baignée par la mer du Nord.


La superficie de la ville est de 43,89 km2, ce qui fait de Dunkerque la ville de plus de 20 000 habitants la plus étendue du Nord, devant notamment Lille[4].



Communes limitrophes |






















Communes limitrophes de Dunkerque

Mer du Nord

Mer du Nord

Mer du Nord

Grande-Synthe
Dunkerque
Leffrinckoucke

Armbouts-Cappel
Spycker

Coudekerque-Branche
Cappelle-la-Grande

Téteghem-Coudekerque-Village



Géologie et relief |


Le point culminant de Dunkerque est situé à 17 mètres d'altitude[5], il se trouve au sommet d'une butte située dans le quartier du « Grand Large ». Le paysage urbain est extrêmement plat, il est nivelé à environ 4 mètres sur l'ensemble du territoire. Ainsi le point culminant des quartiers habités de Dunkerque est situé en plein centre ville à mi-distance entre l'hôtel de ville et la place Jean-Bart.


Le point le plus bas de Dunkerque est situé au niveau de la mer sur la plage. Cependant au moment de la marée haute, le fond du « canal Exutoire » se trouve sous le niveau de la mer, l'écluse Tixier faisant alors barrage à l'eau de mer.




Le Blootland vu depuis Cassel, Dunkerque est à l'horizon à gauche.


Dunkerque appartient à la région naturelle du Blootland, caractérisée par un paysage plat de champs cultivés. Les zones forestières y sont peu nombreuses. L'altitude moyenne est très faible voire négative dans les polders. Le Blootland, aussi appelé « Plaine maritime de Flandre » est également composé de nombreux canaux chargés de drainer les eaux vers la mer : les wateringues.


L'agglomération dunkerquoise est une zone conquise sur la mer au fur et à mesure du temps. Originellement, cet endroit correspond au golfe de l'Aa. Peu à peu, le sable s'est accumulé dans le golfe et des îles se sont formées. Ce sable, vert et très fin, forme une couche épaisse de 20 mètres appelé aussi Assise de Calais ; elle date du flandrien moyen. Ce sable boulant ou pissart[Note 1],[b 1] est imbibé d'une eau qui a deux provenances distinctes : dans la partie supérieure de la couche se trouve de l'eau douce qui provient de la pluie et des canaux ; dans sa partie inférieure, il s'agit d'une eau saumâtre qui résulte de l'infiltration de la mer[b 2]. Cette dernière strate ne constitue que très rarement la couche supérieure du sol sur le territoire de Dunkerque, elle affleure cependant en surface dans la moitié de la Basse-Ville (Dunkerque-Sud) et dans une bande de 4 km sur 2 km qui traverse Petite-Synthe[c 1].


Hormis ces deux zones, l'Assise de Calais est recouverte d'une couche dont l'épaisseur varie de 1 à 3 m[b 1]. La composition de cette couche dépend également de sa situation géographique. Ainsi, les quartiers habités de Dunkerque à l'exception de Petite-Synthe sont sis sur une couche formée de dunes et de cordons littoraux sableux récents[c 2]. Cette strate date du Moyen Âge, elle forme un promontoire qui surélève Dunkerque par rapport aux autres villes à l'intérieur des terres, par exemple il y a un dénivelé de 1,80 m entre Dunkerque et Bergues[b 1]. Le quartier de Petite-Synthe et le sud de Mardyck sont situés sur l'Assise de Dunkerque, une couche de limons, de sables et d'argiles. Cette strate s'est formée à partir du IIIe siècle de notre ère[c 3].


En terme géologique, d'après la stratigraphie, l'ensemble de ces couches date de l'âge du flandrien supérieur (quaternaire)[6].


Le port de Dunkerque est situé à la fois sur les deux couches citées précédemment et sur une couche de remblais installée afin d'agrandir rapidement le territoire portuaire.


Le sol dunkerquois empêche l'érection de bâtiments de grande taille par des procédés standards, mais il permet la culture de nombreuses plantes, fruits et légumes, comme en témoigne l'activité maraîchère de Rosendaël - étymologiquement la « vallée des roses » - au cours de son histoire.



Hydrographie |




Carte des canaux dunkerquois.




La mer du Nord à marée haute à Malo-les-Bains.


Malo-les-Bains est bordée par la mer du Nord, tout comme la « digue du Braek » protégeant le port industriel. La géographie du reste de la ville est presque entièrement délimitée par des cours d'eau.




Le canal de Furnes peu après les quatre écluses.


Le canal de Bergues est le canal de plus ancien du Dunkerquois, il a été creusé au XVIe siècle et mis en service en 1634[7], afin de relier la ville de Bergues à l'arrière-port de Dunkerque. Son lit suit un axe globalement sud-nord. Il reçoit les eaux du canal de la Haute-Colme. À son arrivée à Dunkerque, le canal se divise en deux embranchements. La partie ouest du canal de Bergues séparant le « Jeu de Mail » sur sa rive gauche de la Basse-ville sur sa rive droite aboutit dans la partie ouest du « canal de jonction ». La partie est[Note 2] sépare la Basse-ville de Coudekerque-Branche sur sa rive droite et aboutit à l'extrémité est du « canal de jonction » au niveau de la zone des « 4 écluses », qui est un « carrefour hydraulique » de Dunkerque.


La construction du canal de Bourbourg a débuté en 1679 et il a été mis en service en 1846[8], sa réalisation est due à la volonté de relier l'Aa au port de Dunkerque. Le lit du canal suit globalement un axe sud-ouest - nord-est avant de se diviser en deux parties au niveau de la ville de Spycker au sud-ouest de Dunkerque. La partie ouest du canal, qui prend la direction du nord, est appelée « dérivation du canal de Bourbourg ». Elle sépare Mardyck sur sa rive gauche de Grande-Synthe et se jette dans le bassin du Port autonome de Dunkerque. La partie est du canal conserve le nom de canal de Bourbourg, elle suit une direction globalement ouest-est avant de bifurquer vers le nord au niveau de Coudekerque-Branche. Elle sépare Petite-Synthe sur sa rive gauche de Armbouts-Cappel, Cappelle-la-Grande et Coudekerque-Branche, elle sépare également sur ses cent derniers mètres le « Jeu de Mail » sur sa rive droite du « Carré de la vieille ». Le canal de Bourbourg se jette à l'extrémité ouest du « canal de jonction ».




Le port de plaisance du bassin de commerce.


Les canaux de Bergues et de Bourbourg accueillant une partie des eaux de l'Aa, Dunkerque constitue l'embouchure orientale du fleuve. De plus le canal de Bourbourg et sa dérivation forment une partie de la liaison Dunkerque-Escaut[9].


Le canal de Furnes a été construit au XVIIe siècle. Il débute au niveau des « 4 écluses » et prend une direction quasiment parallèle à la côte en direction de la Belgique, où, sous le nom de canal Nieuport-Dunkerque, il se jette dans la mer du Nord[10]. Le canal de Furnes accueille une partie des eaux des canaux de Bergues et du « canal de jonction ». Il sépare Rosendaël sur sa rive gauche de Coudekerque-Branche puis Téteghem.


Le canal des Moëres communiquait autrefois avec les canaux de Bergues et de jonction au niveau des « quatre écluses ». Le premier continuait vers le nord afin de se déverser dans la mer du nord via une cunette, le second venant du sud communiquait vers l'est avec le canal de Furnes et le troisième venant de l'ouest communiquait également avec le canal de Furnes. Le carrefour comportait donc quatre écluses, ce qui donna son nom à la zone. Aujourd'hui le canal des Moëres sépare le cimetière sur sa rive droite de Coudekerque-Branche avant de passer sous le canal de Furnes puis de se jeter après pompage dans le « canal exutoire »[11].


Le canal exutoire des wateringues, appelé « Exutoire » a été construit durant l'entre-deux-guerres, en lieu et place des glacis des anciens remparts de la ville. Outre les eaux du canal des Moëres, il accueille une grande partie des eaux provenant de la zone des « 4 écluses », c'est-à-dire celles du canal de Bergues et du « canal de jonction ». Il se jette à marée basse dans la mer du Nord au niveau de l'écluse Tixier[12]. À marée haute, l'écluse est fermée et le canal sert de bassin collecteur. En cas de fortes pluies ou de grandes marées, l'évacuation de l'eau est assurée partiellement par des pompes. L'exutoire sépare Dunkerque-Centre sur sa rive gauche, de Rosendaël, les « Glacis » et Malo-les-Bains.


Le canal de Mardyck a été mis en service en 1715, un an après le début des travaux. Il était destiné à fournir un accès à la mer supplémentaire aux eaux du canal de jonction tout en desservant Fort-Mardyck[13]. Il est relié à l'extrémité est de celui-là. Son usage fut cependant très bref puisqu'il ne fut utilisé comme tel que pendant cinq ans. Aujourd'hui, il sépare Petite-Synthe sur sa rive gauche de Saint-Pol-sur-Mer, il est recouvert par la voie express tout le long de cette délimitation, puis serpente sous forme de petits cours d'eau avant de se jeter dans le bassin du port autonome.


Le « canal de jonction » a été construit au début du XVIIIe siècle afin de relier le canal de Bourbourg aux « 4 écluses ». Son lit suit un axe est-ouest. Il sépare la Basse-ville au sud de Dunkerque-Centre au nord.


L'ensemble des canaux précédents draine l'eau des petits ruisseaux, appelés wateringues qu'ils croisent tout au long de leur parcours.


Le canal de l'île Jeanty, séparant le quartier du même nom de Dunkerque-Centre, permet de relier l'extrémité ouest du canal de jonction au port est. Il fut construit aux environs de 1850[14].


La ville dispose également d'un grand bassin dans le port est. Il est relié à la mer par trois écluses permettant le passage de divers bateaux. Ce bassin est divisé en trois parties. La partie occidentale est le bassin du port autonome de Dunkerque, elle est globalement comprise entre la digue du Braek et Arcelor-Dunkerque et sert à la navigation et à l'amarrage de gros navires. La partie centrale est appelée « Bassin de Freycinet », elle contient six darses pour autant de môles ainsi que des cales sèches. Enfin la partie orientale est destinée à la plaisance, elle contient le bassin de commerce et le bassin de la marine. Le premier sépare la citadelle du centre-ville, le second sépare la citadelle du quartier de la gare.


Enfin le bassin du Grand-Large est directement relié à la mer du Nord, il contient le port de plaisance du Grand-Large et le port de pêche. Il sépare la citadelle des quartiers de la Victoire et du Grand-Large.



Risques principaux |




Le vapocraqueur de Polimeri Europe.


Les principaux risques qui pèsent sur Dunkerque sont de deux types.


Le premier risque est le risque industriel. En effet, la ville de Dunkerque compte sur son territoire quatre établissements classés SEVESO II auxquels s'ajoutent neuf autres établissements répartis dans les autres villes de la communauté urbaine. Il y a, entre autres, des raffineries, une aciérie (ArcelorMittal-Dunkerque), une usine de fabrication d'aluminium (Alcan-Aluminium Dunkerque) et des fabricants de polymères plus particulièrement de polyéthylène (Polimeri Europa France). Le terminal méthanier (en construction) viendra s'ajouter à cette liste. Les risques engendrés par un incident dans l'un de ces établissements sont l'effet de souffle dû à une explosion, la déflagration due à cette même explosion (ainsi que les incendies qu'elle causerait) et le rejet de produits chimiques dans l'environnement (eau ou air)[15]. De plus, compte tenu du fait que ces établissements sont pour la plupart voisins, une explosion dans l'un d'entre eux pourrait entraîner un effet domino.


La ville de Dunkerque est également soumise au risque nucléaire en raison de la centrale nucléaire de Gravelines, qui est située à environ 20 km du centre-ville. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un accident ne nécessiterait pas l'évacuation immédiate de la population puisque la totalité de la ville se trouve à plus de 10 km de la centrale[16].


En outre, la présence d'un secteur industriel important dans les domaines de la pétrochimie, la métallurgie, la sidérurgie… font que Dunkerque est régulièrement confrontée à des problèmes de pollution atmosphérique.



Climat |


Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.


station de surveillance maritime

Sémaphore de Dunkerque.


Le climat de la ville est tempéré océanique. La partie septentrionale de la région Hauts-de-France se trouve sur le parcours d'événements météorologiques contrastés, ce qui explique la diversité de son climat et la vitesse avec laquelle il change.


Lorsque le flux est d'ouest, l'agglomération se situe alors sur un axe privilégié des dépressions venues de l'océan Atlantique. Le vent est alors assez fort, voire tempétueux, les épisodes pluvieux et l'humidité sont importants. Le ciel est alors gris. Ce ciel de traîne éclate ensuite en grain parfois orageux ou grêleux[17].


Lorsque le flux est de nord, la Mer du Nord qui baigne la cité est le maitre d’œuvre du climat. Elle apporte des masses d'air venues directement du pôle Nord, les humidifie et les stabilise. En hiver, il en résulte des grains, du tonnerre, de la grêle et de la neige[17].


Lorsque le flux est d'est, les masses d'air viennent alors de Russie. En été, le ciel est bleu et les températures sont agréables. En hiver, le ciel est également bleu mais les températures sont glaciales (largement négatives)[17].


Enfin lorsque le flux est de sud, la région hérite des masses d'air qui ont traversé la France et s'y sont réchauffées (en été) ou refroidies (en hiver). Lors de la saison estivale, les températures peuvent alors grimper en flèche. Au cours des canicules, il est alors possible que la station météorologique de Dunkerque enregistre la température la plus élevée de France en fin de matinée. Cependant la présence de masses d'air froides à proximité (au-dessus de la Manche ou la mer du Nord) entraine des épisodes orageux qui peuvent être très violents[17].


Il y a en moyenne 118,5 jours avec 1 mm ou plus de pluie[18]. La variation de température entre hiver et été est faible, avec 10,5 °C en moyenne. L'ensoleillement annuel de la ville est légèrement plus faible que la moyenne nationale (respectivement 1 900 h[19] contre 1 973 h).























































































































































































































































Relevé météorologique de Dunkerque
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 3 5,1 6,9 10,2 13 15,2 15,6 13,5 10,2 6,7 3,9 8,9
Température moyenne (°C) 5,1 5,2 7,5 9,7 12,9 15,7 18,1 18,4 16,2 12,8 8,7 5,8 11,3
Température maximale moyenne (°C) 7 7,3 9,9 12,4 15,6 18,4 20,9 21,3 19 15,3 10,8 7,6 13,8
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
1985
−18
1929
−7
1929
−2
1919
−1
1929
4
1955
6,6
1954
4
1927
4
1954
−2,4
1946
−8
1921
−10,6
1946

−18
1929
Record de chaleur (°C)
date du record
15
1998
19
1959
24
1923
28,4
1955
34
1922
33,4
1917
38,2
2006
36,2
1932
33,5
1926
30
1921
19,5
1927
16,6
1977

38,3
2006
Nombre de jours avec gel 6,3 6,1 1,5 0,1 0 0 0 0 0 0 1,6 5,5 21,1
Record de vent (km/h) 155 133 133 94 112 86 86 90 94 122 148 122 155
Précipitations (mm) 53,5 42 46 42,5 49,5 54,5 58,3 58,9 65,7 75,8 69,3 63,7 679,7
Nombre de jours avec précipitations 11,1 8,5 10 8,9 9,1 9 8,3 8,8 10,1 11,4 12 11,4 118,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 3,7 2,8 3,2 2,9 3,6 4 4,2 4 4,4 5,5 4,6 4,6 47,5
Nombre de jours avec neige 2,9 2,7 1,8 0,8 0,1 0 0 0 0 0 0,8 1,9 10,9
Nombre de jours avec grêle 0,4 0,4 0,4 0,4 0,3 0 0 0 0 0,3 0,3 0,5 3
Nombre de jours d'orage 0,2 0,3 0,1 0,7 1,6 1,5 1,9 1,5 1,1 0,8 0,4 0,3 10,5
Nombre de jours avec brouillard 4,2 3,5 3,3 2,8 2,1 2,1 1,9 1,6 2,1 2,8 3,4 4,1 33,9

Source : Météo 59-62[17], Lameteo[20]

































Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D

 

 

 

7

3,2

53,5


 

 

 

7,3

3

42


 

 

 

9,9

5,1

46


 

 

 

12,4

6,9

42,5


 

 

 

15,6

10,2

49,5


 

 

 

18,4

13

54,5


 

 

 

20,9

15,2

58,3


 

 

 

21,3

15,6

58,9


 

 

 

19

13,5

65,7


 

 

 

15,3

10,2

75,8


 

 

 

10,8

6,7

69,3


 

 

 

7,6

3,9

63,7

Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm


La température minimale à Dunkerque a été atteinte le 12 février 1928, avec −18,0 °C[21], et la température maximale de 38,2 °C le 19 juillet 2006[22].
Le 30 mai 1981, il est tombé 55 mm de pluie, et le 25 janvier 1990, le vent a soufflé à 155 km/h[23].


Une trombe marine s'est abattue sur Dunkerque et ses environs le 09 novembre 2001, à la suite de fortes rafales de vents, et des chutes de grêles[24].



Quartiers de Dunkerque |


Article détaillé : Quartiers de Dunkerque.



Légende :
Dunkerque-Centre et Glacis-Victoire[Note 3], Dunkerque-Sud, Malo-les-Bains, Rosendaël, Petite-Synthe, Grand Port Maritime de Dunkerque[Note 4], Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck




La mairie annexe de Malo-les-Bains.


La ville est composée de plusieurs quartiers : Dunkerque-Centre, Dunkerque-Sud, Malo-les-Bains, Petite-Synthe, Rosendaël, Glacis-Victoire et des communes associées : Fort-Mardyck, Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer.



Les quartiers historiques |



Dunkerque-Centre et Glacis-Victoire |

C'est le quartier central de Dunkerque, il contient l'hôtel de ville, la gare, les principaux pôles commerciaux (Pôle et Centre Marine) et plusieurs établissements scolaires. Il abrite également les ports de plaisance. Historiquement, c'est le berceau de la ville.


En janvier 2009, Glacis-Victoire a été détaché de Dunkerque-Centre afin de constituer un quartier à lui tout seul.



Dunkerque-Sud |

Le quartier est situé au sud-ouest du centre-ville. Il est en majorité composé d'habitations à loyer modéré. Historiquement, il correspond aux limites des fortifications qui entouraient la ville. Sa superficie est de 1,1 km2 et il abrite 6 724 habitants en 1999.



Malo-les-Bains |

Le quartier est une station balnéaire depuis plus de 100 ans. Il est réputé pour sa plage « la reine des plages du Nord » longue de 4 kilomètres ainsi que pour son casino et son palais des congrès : le Kursaal. Le quartier appartient à Dunkerque depuis le 17 décembre 1969, date à laquelle les deux villes ont fusionné. La superficie du quartier est de 3,76 km2 et, en 1999, 16 182 Dunkerquois y vivaient[25].



Rosendaël |

La « vallée des roses » a fêté ses 150 ans en 2010, ce quartier contient le centre hospitalier et le complexe sportif Stades de Flandres/Stade Tribut. À l'instar de Malo, Rosendaël a fusionné avec Dunkerque le 8 octobre 1971. En 1999, Rosendaël comptait 18 272 habitants, vivant sur une superficie de 3,97 km2[26].



Petite-Synthe |

Le quartier le plus étendu de Dunkerque, il contient une zone commerciale et une zone industrielle. La ville a fusionné le même jour que Rosendaël avec Dunkerque. En 1999, les Dunkerquois étaient 16 700 à vivre à Petite-Synthe, répartis sur une superficie de 11,45 km2[27].




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Les communes associées |



Mardyck |

Article détaillé : Mardyck (Nord).

En 1980, la ville de Mardyck s'associe avec Dunkerque. Mardyck est située presque totalement à l'intérieur du Grand port maritime de Dunkerque. Elle est séparée de Dunkerque par la commune de Grande-Synthe. L'ancienne commune accueille plusieurs établissements industriels (Polimeri Europe, Arcelor Mardyck, etc.). En 2009, elle compte environ 331 habitants[28].



Saint-Pol-sur-Mer |

Article détaillé : Saint-Pol-sur-Mer.

Le 8 décembre 2010, Saint-Pol-sur-Mer s'associe avec Dunkerque. La commune fut créée en 1877 par détachement de la commune de Petite-Synthe. Elle doit son nom à l'estaminet qui se trouvait à l'entrée de la ville : « le Saint Pol » ainsi baptisé en mémoire du Chevalier de Saint-Pol-Hécourt, compagnon du fameux corsaire dunkerquois Jean Bart. En 1889 on ajouta « sur Mer », cela avant que Dunkerque n'achète en 1912 les terrains situés en bord de mer pour agrandir son port. En 2009, elle comptait 21 860 habitants[28].



Fort-Mardyck |

Article détaillé : Fort-Mardyck.

Le 8 décembre 2010, Fort-Mardyck s'associe avec Dunkerque. L'ancienne commune tire son nom du fort construit en 1622 sous la domination espagnole, pour protéger la passe ouest de Dunkerque. En 1662, après la victoire de Turenne lors de la Bataille des Dunes, Louis XIV rachète Dunkerque et le fort de Mardyck aux Anglais. Colbert, ministre de la marine, installe une colonie de marins sur l'emplacement du fort. En 2009, elle comptait 3 605 habitants[28].




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Voies de communications et transports |




Carte des infrastructures routières et ferroviaires de la région



Réseau routier 



Dunkerque est à proximité de deux autoroutes, l'A25 de Bergues à Lille, reliée à Dunkerque par la N225 ; et l'A16/E40 qui relie L'Isle-Adam, dans le Val-d'Oise, à la Belgique à la hauteur de Bray-Dunes, via Calais, Boulogne-sur-Mer, Abbeville, Amiens et Beauvais.


Plusieurs sorties de l'A16 desservent l'agglomération : la sortie 53 aboutit à Mardyck ; la sortie 54, à Mardyck et Fort-Mardyck ; la sortie n57b, à Fort-Mardyck, Saint-Pol-sur-Mer et Petite-Synthe ; la sortie 58, à Petite-Synthe et Saint-Pol-sur-Mer ; la sortie 59, à Dunkerque-Sud ; la sortie 60, à Dunkerque-Sud et Dunkerque-Centre ; la sortie 62, à Dunkerque-Centre, aux Glacis-Victoire, Rosendaël et Malo-les-Bains ; enfin, les sorties 63 et 64 desservent Malo-les-Bains et Rosendaël.
L'A16, gratuite dans le secteur de Dunkerque, constitue de fait une rocade permettant de se déplacer rapidement d'un côté à l'autre de la ville. La vitesse y est limitée à 90 km/h depuis le 24 novembre 2014 entre les sorties 54 et 62.


L'A25 a été achevée en 1972[29]. Il s'agissait à l'époque de relier Lille au port de Dunkerque alors en plein essor. Quant à l'A16/E40, elle a été mise en service le 15 juin 1993, afin de relier les trois ports du Nord-Pas-de-Calais (Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) ainsi que le Tunnel sous la Manche[30].


Dunkerque est également sur le trajet de plusieurs routes nationales : l'ex-N1 relie Paris à Bray-Dunes via Amiens, Montreuil-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer et Calais. En 2005, la N1 a été rebaptisée D601 dans le département du Nord à la suite de la rétrocession de sa gestion par l'État au département. La N225 joint l'A16 à l'A25 et l'ex-N353 relie Fort-Mardyck à Dunkerque (la N353 a été absorbée par la N225 puis nommée, en 2005, D625 à la suite du transfert de la gestion d'une partie de la N225, dont l'ex-N353, au département du Nord).



Réseau ferroviaire 





La gare de Dunkerque.


Des liaisons ferroviaires sont assurées au départ de la gare de Dunkerque vers plusieurs destinations. La gare de Paris-Nord est desservie par des liaisons TGV directes, le trajet dure entre h 45 min et h 30 min en fonction des liaisons, il y a en moyenne 9 trains au départ de Dunkerque et 7 au départ de la capitale. La gare de Lille-Europe est située à 35 min en TERGV de Dunkerque, il y a en moyenne 6 aller-retour par jour. La gare de Lille-Europe permet ensuite de rejoindre en TGV de nombreuses villes françaises (Bordeaux, Lyon, Marseille, etc.) ainsi que Londres via l'Eurostar.


La gare de Lille-Flandres est accessible par la ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais, le trajet dure environ 1 hmin, en moyenne les trains parcourent quotidiennement 20 fois la ligne[31]. La gare de Lille-Flandres permet ensuite de rejoindre en TER de nombreuses villes régionales telles que Valenciennes, Douai ou Lens ainsi que des villes belges ou picardes proche de la région.


La ligne d'Arras à Dunkerque-Locale permet de rejoindre le chef-lieu du Pas-de-Calais via Hazebrouck (trajet empruntant la ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais jusqu'à Hazebrouck puis la ligne 6 du réseau) en contournant Lille. Le trajet jusqu'à Hazebrouck dure environ 30 min alors que la partie concernant la ligne 6 est parcourue entre h et h 20 min[32].


La ville de Calais est desservie par TER via la ligne de Coudekerque-Branche aux Fontinettes, cette ligne étant en cours de « régénération », aucun train n'y circule pendant l'année 2013. Les travaux terminés, la fréquence des TER entre Dunkerque et la gare de Calais-Ville sera plus importante[33]. En attendant la fin des travaux, les deux villes sont reliées par l'autobus via l'A16, il y a cinq liaisons dans chaque sens quotidiennement la semaine et trois les week-ends[34]. Le temps de trajet va de h à h 30 min.


La gare de Dunkerque est la première gare de marchandises de France avec un trafic annuel d'environ 12 millions de tonnes[35].


Bien que le potentiel existe, la liaison ferroviaire Dunkerque-La Panne-Gand n'est aujourd'hui plus utilisée. Les lignes de bus numéros 2 et 3 de DK'Bus Marine assurent cependant encore le transport de passagers entre Dunkerque et la Belgique.



Transport maritime et fluvial 



Article détaillé : Grand port maritime de Dunkerque.

Au cours de la décennie 1990, il existait une liaison maritime entre Dunkerque-Centre et Douvres. S'avérant insuffisamment rentable, elle a été arrêtée. Il existe cependant encore une liaison maritime avec Douvres basée dans le Port-Est à Loon-Plage et confiée à la société NorfolkLine.


Le canal à grand gabarit Dunkerque-Escaut relie Dunkerque à Valenciennes et au projet de canal Seine-Nord Europe.



Transport aérien 



Les aéroports les plus proches de Dunkerque sont l'aéroport de Lille - Lesquin (situé à 89 km de la ville) qui assure des liaisons avec des villes françaises, d'Europe et d'Afrique francophone et l'aéroport de Bruxelles à 155 km pour les liaisons internationales.


L'aéroport de Calais-Dunkerque, situé à Marck, dessert à la fois Dunkerque et Calais. L'aérodrome des Moëres dessert également Dunkerque, tous deux sont des aérodromes de tourisme.



Transport en commun 



Article détaillé : DK'Bus Marine.



Logo Dk’Bus


La ville de Dunkerque et son agglomération sont desservies par le réseau DK'BUS (géré par la société STDE) qui se compose de cinq lignes régulières dites « chronos » et 13 lignes de liaison. Elle transporte un peu plus de 15 millions de voyageurs annuels, parcourant un peu moins de sept millions de kilomètres annuels[36]. Trois pôles d'échanges à l’Est, à l’Ouest et la gare de Dunkerque renfoncent la connexion entre les lignes afin des les fluidifier. Dunkerque bénéficie aussi de la gratuité de ses bus depuis le 1er septembre 2018.


Un projet d'une ligne de TCSP Est/Ouest est à l'étude, un BHNS ou un tramway métrique version économique sur 13 km reliant Grande Synthe à Leffrinckoucke en passant par le centre sur une ligne de bus entièrement en site propre (protégé de la circulation routière)[37].
Résultat de l'étude connu avant fin 2012, début des travaux courant 2013-2014.


L'idée de tramway est abandonnée par la municipalité élue en 2014, le projet étant jugé incompatible avec la physionomie de la ville.


C'est en revanche une refonte complète du réseau de bus avec notamment la création de "sites propres" qui est en cours pour une mise en service prévue en septembre 2018 avec la gratuité totale du réseau (gratuité instaurée en 2014 pour les week-end).



Vélo en libre service 



La ville de Dunkerque a inauguré le 31 août 2013 un système de vélos en libre-service nommé dk'Vélo comportant 20 stations, principalement à Dunkerque-Centre et Glacis-Victoire, pour 200 vélos. Le nombre de stations devrait augmenter progressivement[38].



Toponymie |


Le toponyme provient des deux termes néerlandais Dun, qui dérive de duyn signifiant « dune », et kerque, qui dérive de kercke signifiant « église ». Dunkerque signifie donc « église de la dune »[39].


Dunkerque s'écrit Duinkerke .mw-parser-output .prononciation>a{background:url("//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8a/Loudspeaker.svg/11px-Loudspeaker.svg.png")center left no-repeat;padding-left:15px;font-size:smaller}Écouter en néerlandais et Duunkerke en flamand occidental Écouter. D'autres exemples avec le même affixe sont Zutkerque (FR), Oostduinkerke (BE) et Hoedekenskerke (NL). Oostduinkerke signifie « Église de la dune de l'Est », ce qui par analogie avec la toponymie frisonne semble indiquer au Moyen Âge l'autre extrémité d'une île de cordon littoral comprenant près de Coxyde l'abbaye des Dunes.



Histoire |


Articles détaillés : Histoire de Dunkerque, Bataille de Dunkerque et Siège de Dunkerque (1944).



La bataille des Dunes en 1658 enlève la ville à l'Espagne pour la donner à l'Angleterre jusqu'en 1662, date de son achat par la France de Louis XIV.




Vue de Dunkerque côté mer vers 1700-1710 avec les fortifications construites par Vauban au travers du banc de sable.



Origines |


L'histoire de Dunkerque commence avant la fin du premier millénaire, des pêcheurs décident alors de s'installer sur des bancs de sable. La future ville n'est qu'un bourg sans nom. Quelques décennies avant l'an 1000, la construction d'une église permet d'évangéliser ce hameau de pêcheurs, qui est dès lors appelé Duinkerk (« L'église des dunes » en flamand occidental[40]) et devient finalement Dunkerque en français. Dès 960, Baudoin III construit une première muraille autour du hameau, devenu une « bourgade », car la ville connaît alors les premières invasions de son histoire. Au cours du XIIe siècle, la ville obtient le statut de « ville nouvelle ».



De 1297 à 1789 |


Le 20 août 1297, Dunkerque devient française pour la première fois de son histoire, mais cinq ans plus tard elle redevient flamande. À cette époque, la ville dispose déjà d'un « corps échevinal » (l'ancêtre du conseil municipal), composé d'un mayeur et de neuf échevins, sur le modèle des villes flamandes.


Le 13 juillet 1338 éclate la guerre de Cent Ans, le comte de Flandre Louis de Nevers, resté fidèle au trône de France, décrète l'arrêt du commerce avec l'Angleterre[a 1], mais les villes flamandes, y compris Dunkerque, vivent du commerce avec les Anglais. Elles se soulèvent alors contre lui[a 2]. La Flandre ralliée à l'Angleterre, les bateaux accostent à Dunkerque, le port prend de l'importance jour après jour.


En 1395, Robert de Bar autorise la construction d'une nouvelle muraille autour de Dunkerque. La seule trace qui en est restée à présent est le Leughenaer[a 3]. Au milieu du XVe siècle, les Dunkerquois construisent un amer, c'est la naissance de l'actuel beffroi[a 4]. Dix ans après, l'église Saint-Éloi l'utilise comme clocher[a 4]. La ville de Dunkerque est, à cette époque, entièrement tournée vers la mer et le commerce. La ville hérite des traditions festives des gens de la mer et des Flamands, c'est à cette époque que nait l'ancêtre du carnaval de Dunkerque.


En 1520, Charles Quint fait son entrée triomphale dans la ville, en tant que trente-et-unième comte de Flandre[a 5]. Dunkerque est impliquée dans la guerre que l'héritier des Habsbourg mène contre le roi de France, François Ier. En représailles, les pêcheurs dunkerquois sont attaqués par les corsaires français[a 6]. Le magistrat de Dunkerque prend la décision d'armer des bateaux en course[41] afin de protéger ses bateaux de pêche[a 7].


Dunkerque connut des chambres de rhétorique (abolies en mai 1584 par le duc de Parme). Celle des Carsonniers fut reconstituée plus tard et se fit connaitre par un illustre représentant : Michel de Swaen[42].


Le 25 mai 1658, le maréchal Turenne fait le siège de la ville. Dix-neuf jours plus tard, le 14 juin 1658, une coalition franco-anglaise, menée par Turenne et Lockhart, attaque la ville : c'est la bataille des Dunes[a 8]. Le 25 juin 1658 est une date symbolique de l'histoire de la ville, soumise à de multiples convoitises. Au cours de la « folle journée », la ville est espagnole le matin, française au cours de la journée et est anglaise le soir.


Le 27 octobre 1662, Dunkerque, achetée par Louis XIV au roi d'Angleterre, devient définitivement française. Le 28 novembre 1662 marque l'arrivée de dix troupes de cavalerie venues prendre officiellement possession de la ville. Le 2 décembre, le Roi Soleil fait une entrée triomphale dans Dunkerque. Vauban entreprend alors de fortifier la ville et développe son port, qui devient le plus grand port de guerre du royaume[a 9].


Dès 1670, Louis XIV encourage la course. Dunkerque connaît à cette époque le plus célèbre de ses corsaires : Jean Bart. Le 29 juin 1694, celui-ci sauve la France de la famine lors de la bataille du Texel[a 10].


En 1700 apparaît à Dunkerque la chambre de commerce, alors que la ville devient une puissante place commerciale. Grâce aux fortifications de Vauban, et à la présence de ses corsaires, la ville est imprenable par la mer.


Au XVIIIe siècle, le port de Dunkerque est une des plaques tournantes de la fraude avec l'Angleterre (smogglage), associé à Boulogne-sur-Mer. Les contrebandiers viennent alors par centaines y charger des alcools et des produits de luxe. Le smogglage perdure jusqu'à la Révolution française, pour être ensuite mis en veille avec la guerre maritime contre l'Angleterre[43].


À la fin de la guerre de Sept Ans, la ville et son port furent le lieu de garnison d'une unité de soldats de marine, l'éphémère régiment des Étrangers de Dunkerque.



De la Révolution française à 1914 |




Les fortifications de Dunkerque subsistent jusqu'au début du XXe siècle.
Ici la porte de Rosendaël, franchie par le tramway de Dunkerque peu avant la Première Guerre mondiale




La place de la République, à la même époque


Au cours de l'hiver 1788-1789, un hiver très rude, les bateaux ne peuvent débarquer dans le port, la ville est alors affamée et la révolte monte. La ville se prépare à la guerre, après la déclaration de guerre de l'Autriche. Le 24 août 1793, Frederick, duc d'York et Albany assiège la ville. Le 8 septembre, le général Jean Nicolas Houchard arrive à Dunkerque et libère la ville de ce siège. Après la victoire de la bataille d'Hondschoote, Dunkerque reste française[a 11].


Le 4 frimaire de l'an II (soit le 24 novembre 1793), Dunkerque adopte l'abolition de tous les cultes, Dunkerque signifiant « église des dunes » est renommée Dune libre[a 12].


En 1838, on construit le phare à l'entrée ouest du port, et des bateaux-feux balisent les bancs de sable[a 13].


Au cours du XIXe siècle, plusieurs personnages marquent l'histoire de la ville : Jean-Baptiste Trystram[a 14] contribue à l'essor du port, qui est tant un port de marchandise qu'un port de pêche, à la morue notamment ; Gaspard Malo achète des terrains à l'est de Dunkerque, et y construit une station balnéaire qui devient Malo-les-Bains. Cette station balnéaire, aujourd'hui englobée dans l'agglomération, permet un nouvel essor commercial de Dunkerque.


La voie ferrée arrive à Dunkerque en 1838, ce qui contribue très fortement au développement du port de Dunkerque, ainsi qu'à celui de la ville et de ses voisines, qui forment alors rapidement une agglomération[44].


Dans le cadre du Plan Freycinet, on construit à Dunkerque des darses. Quelques années avant 1900, on fait construire l'hôtel de ville actuel ; sur son fronton figure Louis XIV entouré des Dunkerquois célèbres[a 15].


La ville se dote en 1896 d'un réseau de tramway (la dernière ligne ferme en 1952).


En 1896, sur une population d'un peu moins de 40 000 habitants, Dunkerque compte 9 066 pauvres, inscrits au Bureau de bienfaisance, soit environ le quart de la population[45]. L'auteur de l'étude, médecin pendant 9 ans du Bureau de bienfaisance, montre la difficile condition des plus pauvres, dont certains endroits où règne la misère la plus profonde[45].



Durant les Guerres mondiales |




L'opération Dynamo.




Dunkerque en feu


Le 1er août 1914 à 18h00, les cloches du beffroi sonnent le tocsin, la France vient de décréter la mobilisation générale face à la déclaration de guerre du Kaiser Guillaume II à la Russie, alliée de la République. Le 2 août 1914, Dunkerque est déclarée en état de siège, à la suite de l'invasion de la Belgique par l'Allemagne. Le général Bidon, commandant du camp retranché ordonne l'inondation des polders[a 16]. Grâce à la victoire alliée lors de la bataille de l'Yser, la ville reste française. Les Allemands ne réussissant pas à prendre la ville, Dunkerque est bombardée plusieurs fois par des zeppelins. La ville joue son rôle à l'arrière du front : son port sert de centre de ravitaillement, les chantiers navals lancent des cargos[a 17], les établissements encore debout accueillent les blessés. La ville reçoit plusieurs distinctions à la fin de la guerre pour le comportement de ses habitants au cours de la Grande guerre.


En mai 1940, les forces franco-britanniques, prises en étau, sont obligées de battre en retraite vers Dunkerque. Commence alors la bataille de Dunkerque, les Alliés tentant de tenir la « poche de Dunkerque » le temps nécessaire à l'évacuation des forces par la mer au cours de l'opération Dynamo. Cette évacuation permet de soustraire 300 000 soldats aux mains des armées nazies. La ville fut bombardée par l'aviation allemande pendant cette bataille.


Quelques années plus tard, elle est à nouveau bombardée, mais cette fois par la Royal Air Force, pendant la Libération. Les allemands avaient arrêté la production d'arachide de l'usine Lesieur, pour consacrer son approvisionnement électrique à l'éclairage, mais en septembre 1944, le bombardement aérien des Alliés l'anéantit[46].


La garnison allemande, commandée par l'amiral Frisius, avait transformé la ville en « place forte ». Bloquées par le siège de la ville par le général Liska, les unités allemandes ne capitulent que le 9 mai 1945, au lendemain de la Victoire. En 1940, n'a pas trop souffert des combats mais l'interruption du trafic des graines d'arachides en provenance du Sénégal a conduit ses dirigeants à délocaliser la production.



De la reconstruction à nos jours |


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville est détruite à plus de 70 %. Le port est totalement détruit, les habitants restants habitent dans des « chalets » préfabriqués. Théodore Leveau et Jean Niermans entreprennent la reconstruction de la ville.


En 1957, la décision de reconstruire le port pour accueillir l'usine Usinor accélère la reconstruction de la ville. L'expansion Lesieur (entreprise), devenue en 1958 le premier huilier français, avec 125 millions de litres d’huile grâce au succès de la culture de l'arachide, quatre fois plus qu'en 1950[47], contribue à l'expansion du port de Dunkerque dans les années 1950, où on prévoit aussi un agrandissement pour accueillier les navires citernes et les hydrocarbures. L'installation des hauts fourneaux d'Usinor à Dunkerque, pour profiter des dérivés du Procédé Ugine-Perrin à la pointe de la technologie des aciers inox est prévue dès 1956[48].


Dès 1956, la sidérurgie française[48] et ses 1,15 million d'employés[48] est à la limite de ses possibilités de production[48], sur fond d'allongement du travail hebdomadaire à 55 heures[48], et elle "s'essouffle à suivre la demande intérieure" et européenne[48]. Après les matières plastiques[48], c'est le secteur en 2e position pour la croissance (indice 163 en 1958 pour 100 en 1952[48]).


Mais au printemps 1956, les hostilités en Algérie entraînent le rappel de 400 000 jeunes sous l'uniforme alors que l'économie, celle de l'acier en particulier, est déjà affecté par une rareté de la main-d'oeuvre[48]. Les conséquences de l'Expédition de Suez de 1956, anticipées sur les marchés de l'énergie par un renchérissement des coûts aggrave la situation et fait que l'installation des hauts fourneaux d'Usinor à Dunkerque et retardée de trois ans, d'autant que l'endettement d'Usinor atteint 37% dès 1958[48]


En 1957, le port est reconstruit en ZIP (zone industrialoportuaire), avec de grands travaux pour le creusement de bassins à flot, permettant d'accueillir de grands navires transportant des hydrocarbures, comme dans celui de Rotterdam où une zone industrialoportuaire a été prévue au même moment mais réalisée avant Dunkerque. L'usine Usinor est finalement ouverte en 1962 avec à proximité la raffinerie BP, Air Liquide, Vallourec, la Compagnie Métallurgique de Provence[49] et surtout une centrale électrique de 500 MW qui va utiliser le gaz des hauts fourneaux d'Usinor, dont l'entrée en service n'est finalement prévue qu'en 1962[50], retardant l'ensemble de la croissance de la zone portuaire.


À la suite de cette ouverture en 1963, l'agglomération passe très rapidement de 70 000 à 200 000 habitants.


Le 21 octobre 1968, la création de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) combinée à celle du Port autonome de Dunkerque le 1er avril 1966, permet à l'agglomération et particulièrement à Dunkerque d'acquérir un poids économique important.


En 1970, la commune fusionne avec la station balnéaire de Malo-les-Bains, afin de profiter de l'attrait touristique et économique de celle-ci. De son côté, la station balnéaire souhaite profiter des infrastructures (transport en commun, gestion des déchets…) de la ville voisine. Dunkerque fusionne en outre en 1972 avec Petite-Synthe et Rosendaël, formant la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD). En 1980, la ville s'associe avec Mardyck, afin d'agrandir son port. Elle perd la même année le quartier petit-synthois de l'Albeck, qui intègre la ville de Grande-Synthe à la suite d'un référendum local.


En 1989, à la suite de la fermeture des chantiers navals, la ville et la CUD décident de réorienter la ville vers son port, et d'urbaniser les friches industrielles : c'est le « projet Neptune ».


La première phase de ce projet consiste en la rénovation des places de la ville et des axes de communication, en l'installation de l'Université du Littoral Côte d'Opale (ULCO), et en l'augmentation de l'offre commerciale, par la construction de complexes commerciaux (notamment le Pôle marine et le Centre Marine).


En 2003, un projet de fusion avec Saint-Pol-sur-Mer est discuté entre les administrations des deux villes. Le 19 décembre 2003, les conseils municipaux de Dunkerque et de Saint-Pol-sur-Mer ont délibéré en faveur d'une fusion-association qui créerait une nouvelle entité de 94 187 habitants. Le préfet a exigé un référendum auprès de la population, bien que cette procédure ne soit alors pas encore obligatoire (elle l'est devenue depuis le 1er janvier 2005). La consultation a eu lieu le 5 décembre 2004, cette fois dans trois communes, Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck. Bien que le « oui » ait recueilli 54 % des suffrages exprimés, il n'avait pas obtenu 25 % des inscrits comme la loi l'exige, et le préfet a donc refusé la fusion[51].


Commencée en 2005, la seconde phase se concentre sur la friche des chantiers navals. Elle consiste en son urbanisation, afin de créer le quartier du « Grand Large ». On y construit des logements (1 000 logements à terme), une patinoire, une maison de quartiers, un gymnase et le Fonds régional d'art contemporain. 235 logements sont construits en janvier 2011. Le projet a reçu une mention spéciale des équerres d'argent - prix d'architecture du Moniteur 2010[52].


Le projet Cœur d'Agglo vise lui à créer 30 000 m2 de surface commerciale et 1 500 logements. Ce projet a pour but de densifier l'offre commerciale et de logements du centre ville. Le tout doit être fini pour 2020-25.


Le 9 octobre 2008, le Grand port maritime remplace l'ancien port autonome. Par ses statuts définis par la loi, l'établissement public est doté de meilleures capacités de développement économique et la concertation avec la Communauté urbaine et la commune s'en trouve facilitée.


En 2010, à la suite de la décision du Conseil d'État d'annuler l'arrêté du préfet, le projet de fusion est de nouveau à l'ordre du jour[53].
Le 7 décembre 2010, le préfet ayant autorisé les conseils municipaux à de nouveau statuer sur le sort du projet, les 3 conseils municipaux votent une nouvelle fois en faveur de la fusion-association. Le lendemain le préfet, ayant pris acte de la volonté des conseils municipaux, accepte la fusion, qui prend effet le 9 décembre 2010[54].



Politique et administration |



Politique dunkerquoise |




Les cantons de Dunkerque :
- Canton de Grande-Synthe (à l'ouest)
- Canton de Dunkerque-1
- Canton de Dunkerque-2 (à l'est)




La sous-préfecture de Dunkerque.




Carte de la communauté urbaine au 1er janvier 2016.


Dunkerque est l'une des sous-préfectures du Nord, le sous-préfet Jérôme Gutton[55] administre l'arrondissement de Dunkerque qui compte 379 439 personnes pour une superficie de 1 443 km2. L'arrondissement de Dunkerque regroupe notamment les villes de Bergues, Bailleul et Hazebrouck. Dunkerque est une sous-préfecture depuis 1803, date à laquelle elle a été déplacée de Bergues.
L'actuel arrondissement est la réunion de l'arrondissement de Dunkerque et de celui d'Hazebrouck, ce dernier fusionne en 1926 avec l'arrondissement de Dunkerque pour donner l'arrondissement que l'on connaît aujourd'hui.
Le territoire administré par Dunkerque correspond à l'ancien Westhoek français.


Dunkerque est également le centre de la Communauté urbaine de Dunkerque appelée Dunkerque Grand Littoral. Celle-ci fut créée par décret ministériel, le 21 janvier 1968, ce fut la première communauté urbaine volontaire de France. La CUD regroupe 198 341 habitants (55 % de la population de l'arrondissement) repartis sur une surface de 300 km2.


La communauté urbaine se compose de 17 communes allant de la frontière franco-belge (Bray-Dunes et Ghyvelde) au Pas-de-Calais (Gravelines, Bourbourg, Saint-Georges-sur-l'Aa et Grand-Fort-Philippe). La CUD a connu seulement trois présidents depuis sa création, Albert Denvers jusqu'en 1995 puis Michel Delebarre et Patrice Vergriete depuis le 17 avril 2014.


À noter que la CUD ayant été créée en 1968, elle n'est pas concernée par la loi Chevènement qui fixe le seuil de population minimal pour une communauté urbaine à 500 000 habitants.


Dunkerque est divisée en trois cantons, mais n'est le chef-lieu que de deux d'entre eux :



  • Le canton de Dunkerque-1, formé des communes associées de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck ainsi que Petite-Synthe, Dunkerque-Sud et Dunkerque-Centre (hormis Soubise et le quartier de la gare) ;

  • Le canton de Dunkerque-2, formé de Malo-les-Bains, Rosendaël, les Glacis, Soubise ainsi que le quartier de la gare et des communes de Bray-Dunes, Leffrinckoucke, Ghyvelde et Zuydcoote ;

  • Le reste de la commune, c'est-à-dire Mardyck, se situe dans le canton de Grande-Synthe.



Liste des maires |


Article détaillé : Liste des maires de Dunkerque.



































Groupe Tête de liste Effectif Statut
Sans étiquette Patrice Vergriete 42 majorité

PS - MRC - EELV
Michel Delebarre 7 opposition
Front National Philippe Eymery 4 opposition



Autres suffrages |


Article détaillé : Résultats des dernières élections à Dunkerque.


Élections présidentielles |


  • de 2017:

La ville a de nouveau voté à contre-courant des résultats nationaux au premier tour, plaçant Marine Le Pen largement en tête avec 29,8 %, devant Jean-Luc Mélenchon à 22,6 %, Emmanuel Macron étant relégué à la troisième place avec 18,3 %. En revanche au second tour, Emmanuel Macron arrive en tête avec 54,4 % des suffrages sur l'ensemble de la ville mais Marine Le Pen est très nettement en tête dans certains quartiers dit « suds » mais aussi dans les communes associées de Saint-Pol-sur-Mer avec 59,94 % et de Fort-Mardyck avec 69,01 %.


  • de 2012 :

La ville a été à contre courant de ce qui s'était passé en 2007. En effet, elle a voté massivement et plus qu'au niveau national pour le candidat socialiste François Hollande au second tour avec 55,49 % des suffrages (51,64 % au niveau national) contre 44,51 % pour le président sortant Nicolas Sarkozy[56].



Élections régionales |


  • du 21 mars 2010 :

Au cours du 1er tour du 14 mars, les électeurs dunkerquois ont privilégié la liste socialiste de Daniel Percheron à hauteur de 34,29 %, suivie par celle de la majorité présidentielle de Valérie Létard qui a obtenu 19,44 % des suffrages, puis celle de la frontiste Marine Le Pen soutenue par 17,74 % des électeurs, enfin Jean-François Caron d'Europe Écologie est la dernière tête de liste à obtenir plus de 10 %, sa liste obtient 12,51 % des voix.


Au soir du deuxième tour, le président sortant Daniel Percheron est réélu président de la région, sa liste-fusion des listes socialiste, écologique et de celle du « Front de gauche » a obtenu 53,58 %, Valérie Létard recueille 25,82 % enfin Marine Le Pen est soutenue par 20,59 % des électeurs[57].


  • du 21 mars 2014 :

à actualiser



Élections municipales |


Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Nord.


Budget de la ville pour 2010 |


  • Dépenses d'équipement : 18 985 000 [58]



Les dépenses d'équipement du budget 2010.


  • Dépenses de fonctionnement : 115 017 009 [58]



Les dépenses de fonctionnement du budget 2010.


La partie « solidarité » concerne le CCAS et l'ADUGES[Note 5], les « services fonctionnels » concernent la gestion du personnel, les assurances et l'informatique, la section « proximité » les quartiers et la police municipale, enfin la section « service à la population » regroupe l'éducation, la culture, le sport et les animations.



Impôts |


En 2008, sur les 40 614 foyers fiscaux dunkerquois, 19 578 ont payé l'impôt sur le revenu, soit 48,2 % des foyers[59]. À Saint-Pol-sur-Mer, ce taux descendait à 37,1 % avec 4 453 foyers fiscaux imposables sur les 12 016 foyers fiscaux[60]. Enfin à Fort-Mardyck, les 919 foyers fiscaux imposables représentaient 49,2 % des 1 868 foyers fiscaux de l'ancienne ville[61].
Au cumulé, la ville de Dunkerque et ses communes associées comptaient en 2008, 24 950 foyers fiscaux imposables sur les 54 498 foyers fiscaux qu'elles comptent, soit 45,8 %. Dans l'ancien Nord-Pas-de-Calais, sur les 2 133 125 foyers fiscaux, 988 830 le payaient soit 46,5 %. On peut donc en conclure que le nombre de Dunkerquois imposables est dans les mêmes proportions qu'au niveau régional.


Les taux d'imposition de Dunkerque varient peu au cours des années, notamment en raison du fait que cela pourrait créer un déséquilibre au niveau de la communauté urbaine.





























Les impôts directs dunkerquois


Taxe d'habitation

Taxe foncier bâti

Taxe foncier non bâti
Dunkerque
29,46 %
28,06 %
82,98 %

Nord
9,49 %
9,52 %
28,61 %

Nord-Pas-de-Calais
-
3,83 %
13,00 %
Sources des données : Dunkerque en chiffre 2008[62]


Justice, police et criminalité |




Palais de Justice de Dunkerque.



Justice |


Dunkerque dispose d'un palais de justice, sa construction a débuté en 1858 et il a été inauguré en 1864. Il abritait alors les tribunaux civils, de commerce et de paix. Aujourd'hui il fait fonction de tribunal de commerce, d'instance et de grande instance[63] et de tribunal pour enfants.


En février 1997 le tribunal reçut les plaintes de quatre victimes de l'amiante[64], sept ans plus tard la Cour de cassation conclut à un non-lieu. Mais les « veuves de l'amiante » n'abandonnèrent pas pour autant : toutes les semaines, une centaine de veuves défilèrent devant le palais de Justice. Leur acharnement porta ses fruits : en 2008, deux anciens patrons des chantiers navals[Note 6] ont été condamnés pour « homicide, blessure involontaire et non-assistance à personne en danger[65] ».


La ville dispose également d'un conseil de prud'hommes situé dans le quartier de Soubise à Dunkerque-Centre, non loin du palais de justice.


S'agissant des autres juridictions, Dunkerque dépend du tribunal administratif de Lille, de la Cour d'appel de Douai et de la Cour administrative d'appel de cette même ville.



Criminalité |


Le taux de violence à Dunkerque est de 3,88 faits pour 1 000 habitants, ce qui est inférieur à la moyenne nationale, qui se monte à 5,93 faits pour 1 000 habitants[66].



Gestion des déchets |




Le Pôle de Valorisation des Déchets comprenant le CVO et le CVE.


La collecte des déchets à Dunkerque est confiée à la communauté urbaine de Dunkerque. Celle-ci a été la première collectivité (en 1989) à instaurer la collecte sélective[67] à l'aide d'une poubelle bleue destinée à recueillir les déchets recyclables. Elle construit également un centre de tri des déchets « TriSelec » dans la zone industrielle de Petite-Synthe et quatre déchetteries sur le territoire de la communauté. 29 % des déchets sont alors valorisés par le recyclage[67].


En 2000, la CUD installe des poubelles vertes destinées aux déchets fermentescibles (déchets de jardins et d'alimentation). Cinq ans plus tard, ces déchets sont valorisés par le centre de valorisation organique (CVO) qui les recycle en engrais. De 29 % on passe à 36 % de déchets valorisés[67], ici par fermentation. Enfin en 2008 est ouvert le centre de valorisation énergétique (CVE), qui gère les déchets issus de la poubelle marron (contenant tout ce qui ne peut pas aller dans les autres poubelles) ainsi que les refus de TriSelec et du CVO[67]. Les ordures sont chauffées et transformées, par exemple, en mâchefer ; quant aux fumées, elles servent à faire fonctionner un alternateur qui fournit de l'électricité, puis elles sont traitées pour éviter la pollution[67].


Le centre de tri gère 26 000 tonnes de déchets par an, le CVO en gère 14 000 tonnes et le CVE 79 000 tonnes, soit au total 89 % des déchets valorisés[67].



Jumelages |






Au 4 avril 2013, Dunkerque est jumelée avec[68] :




  • Drapeau de l'Angleterre Dartford (Angleterre) depuis 1966 ;[réf. nécessaire]


  • Drapeau de l'Allemagne Rostock (Allemagne) depuis 1972 ;[réf. nécessaire]


  • Drapeau de l'Allemagne Krefeld (Allemagne) depuis 1974 ;


  • Drapeau de l'Angleterre Middlesbrough (Angleterre) depuis 1975 ;


  • Drapeau de la République tchèque Liberec (République tchèque) depuis 2010.


Dunkerque est également liée à d'autres villes via la communauté urbaine.




Blank map Europe without borders.png


La commune de Dartford au Royaume-Uni


La commune de Rostock en Allemagne


La commune de Krefeld en Allemagne


La commune de Middlesbrough au Royaume-Uni


La commune de Liberec en République tchèque




Coopération internationale |


La ville de Dunkerque est au cœur du groupement européen de coopération territoriale « West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale ». Ce groupement compte 540 communes appartenant à un « territoire de référence » regroupant la province belge de Flandre occidentale, l'arrondissement de Dunkerque (Nord), les arrondissements du Pas-de-Calais de Calais, Saint-Omer, Boulogne-sur-Mer et Montreuil-sur-Mer ainsi que 4 communes de l'arrondissement de Béthune[69]. Il concerne une population de 2 000 000 d'habitants sur une aire de 7 000 km2.


Le groupement a plusieurs missions[69]. La première est d'assurer et de favoriser la mise en réseau de l'ensemble des membres du groupement, il encourage également tout organisme qui aurait pour mission d'améliorer la coopération des membres de son territoire. La seconde consiste à augmenter la concertation politique sur l'ensemble du périmètre. La troisième est la création de programmes d'actions communs afin de répondre aux besoins des habitants. Enfin sa dernière mission est la réalisation de projets communs.


Le groupement comporte également un territoire dit « de proximité » qui correspond à l'arrondissement de Dunkerque, au littoral de la Flandre Occidentale et au Westhoek belge[69]. À l'intérieur de cette zone, le groupement européen contribue à la réalisation de projets transfrontaliers locaux tels que la coopération des services de santé, de gestions des eaux ou encore de continuité des transports publics[69].



Population et société |



Démographie |



Évolution démographique |


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population
effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les
populations légales
des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur
une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous
les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par
sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un
recensement réel tous les cinq ans[70],[Note 7].



En 2016, la commune comptait 88 108 habitants[Note 8], en diminution de 3,59 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).





























Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
26 255 21 158 24 175 23 012 24 937 23 808 27 047 27 355 29 080



























1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
29 738 32 113 33 083 34 350 35 071 37 328 38 025 39 498 39 718



























1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
38 925 38 287 38 891 34 748 32 945 31 763 31 017 10 575 21 136



























1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
27 616 27 504 73 800 73 120 70 331 70 850 69 274 91 386 88 108

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2006[72].)



Histogramme de l'évolution démographique






L'aire urbaine de Dunkerque dans le Nord-Pas-de-Calais


D’après le recensement Insee publié en 2011 pour les populations de 2009, Dunkerque compte 92 923 habitants (soit une augmentation de 31 % par rapport à 1999). Cela s'explique par la fusion en décembre 2010 avec les communes de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck (la population de l'ensemble des trois communes en 1999 était de 97 964 habitants). La commune occupe le 43e rang au niveau national, alors qu'elle était au 62e en 1999.


Dunkerque est au centre d'une aire urbaine, qui regroupe 56 communes (4 dans le Pas-de-Calais, le reste dans le Nord) abritant 265 974 habitants, ce qui fait de l'aire urbaine de Dunkerque la 34e aire urbaine de France.



Analyse de la démographie |


Sur la courbe de démographie, on peut constater que Dunkerque a payé un lourd tribut lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) divisant le nombre de Dunkerquois par deux, outre les départs des habitants désireux de se réfugier plus au sud, ce nombre est lié aux nombreux morts lors de l'Opération Dynamo où la ville fut bombardée par la Luftwaffe, puis dans les années qui suivirent par les avions de la Royal Air Force.


Le premier creux correspond à la Révolution, on note cependant que la Terreur fut relativement peu sanglante.


Hormis un creux au milieu de la Monarchie de Juillet (1830-1848), la population dunkerquoise croit linéairement jusqu'au début du XXe siècle, passant de 23 000 habitants environ à un peu moins de 40 000.


La Première Guerre mondiale fut beaucoup moins mortelle pour la population dunkerquoise que la Seconde, malgré les bombardements de la ville par l'armée allemande. Durant l'entre-deux-guerres, le nombre de Dunkerquois continue de baisser, la ville étant en partie détruite, la population a peine à y habiter.


La première grande augmentation de l'après Seconde Guerre mondiale, du sortir de la guerre jusqu'au milieu des années 1960, est due au phénomène du baby boom. Il convient d'ajouter également le nombre d'habitants de retour à Dunkerque après la guerre. Le nombre de Dunkerquois triple presque passant de 10 000 à 27 000. On constate que le nombre de morts dus à la guerre et celui des naissances dues au baby boom et des retours dans la ville sont à peu près équivalents.


La seconde augmentation, qui est de loin la plus importante puisque la ville passe de 27 500 âmes à 74 000 (soit 2,5 fois plus), est due à l'absorption de plusieurs communes voisines : Malo-les-Bains en 1970, puis Petite-Synthe et Rosendaël en 1972 (respectivement 15 223, 12 044 et 19 591 habitants en 1968, soit près de 47 000 au total), villes ayant profité de l'installation d'Usinor pour se développer.


Enfin, la dernière augmentation est due à l'association avec Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le 1er janvier 2011.



Pyramide des âges |


La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (18,2 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).


La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :



  • 48 % d’hommes (0 à 19 ans = 25,2 %, 20 à 64 ans = 62,1 %, plus de 65 ans = 12,8 %) ;

  • 52 % de femmes (0 à 19 ans = 21,7 %, 20 à 64 ans = 58,2 %, plus de 65 ans = 20,1 %).














































Pyramide des âges à Dunkerque en 2008 en pourcentage[73]
Hommes Classe d’âge Femmes


0,2 

90 ans ou +

0,9 



5,7 

75 à 89 ans

10,0 



12,1 

60 à 74 ans

14,6 



21,1 

45 à 59 ans

21,0 



19,8 

30 à 44 ans

18,3 



22,5 

15 à 29 ans

19,6 



18,6 

0 à 14 ans

15,7 














































Pyramide des âges du département du Nord en 2008 en pourcentage[74]
Hommes Classe d’âge Femmes


0,2 

90 ans ou +

0,7 



4,8 

75 à 89 ans

8,5 



10,7 

60 à 74 ans

12,1 



19,8 

45 à 59 ans

19,5 



20,7 

30 à 44 ans

19,6 



22,3 

15 à 29 ans

20,7 



21,4 

0 à 14 ans

18,8 




Données sur les foyers dunkerquois |


















































Données des foyers dunkerquois
Ménages de :
1 personne
2 personnes
3 personnes
4 personnes
5 personnes
6 personnes ou +
Dunkerque
33,6 %
30,9 %
14,8 %
12,1 %
5,8 %
2,8 %
France
31 %
31,1 %
16,2 %
13,8 %
5,5 %
2,4 %
Nombres de voitures
par ménage :
aucune
une
deux ou plus
Dunkerque
26,4 %
53,3 %
20,3 %
France
20,9 %
48,8 %
30,3 %
Sources des données : INSEE[75],[76]


Économie |


L'économie de Dunkerque profite de la position de la ville. Elle est en effet située à moins de 300 kilomètres de cinq capitales : Londres, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Luxembourg.




  • Port industriel et de commerce (troisième port français de marchandises après Marseille et Le Havre) avec un trafic de 47,22 millions de tonnes en 2012.


  • Agroalimentaire.


  • Matériaux de construction, avec le suisse Holcim.


  • Métallurgie : acier avec ArcelorMittal et aluminium avec Alcan.


  • Énergie : première plate-forme énergétique du Nord-Pas-de-Calais avec la centrale nucléaire de EDF à Gravelines, la centrale DK6 de production électrique par cogénération, le terminal gazier NORFRA par lequel chemine depuis la Norvège un tiers de la consommation française en gaz, deux raffineries de pétroles (Total et BP), cinq éoliennes géantes.


  • Industrie pharmaceutique : Synthèse d'oméprazole et d'ésoméprazole avec AstraZeneca et Minakem.


L'agglomération dunkerquoise fait partie de la Chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale.


Elle accueille également le siège d'une des quatre délégations de l'Institut National Spécialisé d'Études Territoriales (INSET) qui assure la formation de cadres territoriaux dans le cadre des missions du CNFPT.



  • Verreries de Dunkerque dont la première est fondée en 1750 par Marc-Antoine Morel du Hillaume.



Emploi |


































Emploi par secteur d'activité[78]
Tertiaire Industrie Construction
Agriculture
Dunkerque 77,8 % 16,5 % 5,2 %
0,5 %
% de Femme 54,1 % 18,4 % 8,6 %
30,2 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %























Emploi par catégorie socioprofessionnelle[79]
Agriculteurs
exploitant
Artisans, commerçants
et chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Répartition 0,2 % 4,6 % 14,7 % 28,4 % 28,5 %
23,6 %

















































Répartition des demandeurs d'emplois[80]
Part des moins
de 25 ans
évolution entre
2006 et 2007
Part de femmes évolution entre
2006 et 2007
Part de chômeur
longue durée
évolution entre
2006 et 2007
Total demandeur
d'emploi
évolution entre
2006 et 2007
Dunkerque 27,2 % -6,8 % 46,6 % -2,7 % 31,0 % -10,4 % 10 896 10,6 %
-5,7 %
Nord-Pas-de-Calais 26,4 % -9,8 % 43,7 % -7,2 % 31,9 % -17,5 % 171 067 10,6 %
-8,0 %
France 16,6 % -11,6 % 48,4 % -9,1 % 25,9 % -20,7 % 1 947 987 7,5 %
-9,4 %


Grand port maritime de Dunkerque |


Article détaillé : Grand port maritime de Dunkerque.



Le port Est de Dunkerque le long de la déviation du canal de Bourbourg


Le Grand port maritime de Dunkerque (GPMD) est un établissement public de l'État financièrement autonome et ayant la personnalité civile, l'établissement est dirigé par un directoire de 3 personnes[81].
Le port de Dunkerque présente un des revirements de tendance les plus remarqués du monde portuaire français. Transformé dans les années 1960-70 (extension vers l’ouest de 17 km) et plus récemment socialement et économiquement, le grand port maritime a vécu des années 1990 difficiles. Il a réussi un repositionnement vers des marchandises à plus forte valeur ajoutée (conteneurs, rouliers, produits frais) notamment en gagnant la confiance de grands opérateurs. De longue date port industriel, Dunkerque cherche aujourd’hui à cultiver sa place dans les réseaux logistiques internationaux et européens.


Depuis plusieurs années, le port autonome de Dunkerque fait preuve d’initiative dans ses secteurs d’activités : partenariat public/privé dans certains terminaux, engagement dans le trafic d'apport et le trafic fluvial.
Comme les autres ports européens, le port de Dunkerque se doit de conforter ses trafics, extrêmement industriels, et simultanément de développer des marchés stratégiques et porteurs. La conteneurisation, la logistique, l’automobile, le roulier transmanche, et peut être demain les autoroutes de la mer représentent autant de marchés potentiels pour le GPMD.



Vie locale |



Enseignement |




Lycée Jean-Bart


Article détaillé : Liste des établissements scolaires de Dunkerque.

La ville compte au total 45 écoles maternelles, 36 écoles primaires, 11 collèges et 13 lycées. Sur l'ensemble de ces établissements, il y a 6 maternelles, 6 primaires, 2 collèges et 4 lycées qui sont privés. Ces établissements sont intégrés à l'académie de Lille.


Parmi les lycées dunkerquois, deux possèdent des classes préparatoires : le lycée Jean-Bart (PC*, MP, PSI, PCSI, MPSI et HEC) et le lycée de l'Europe (PTSI, PT).



Écoles et université |


Université



L'Université du Littoral-Côte d'Opale à Dunkerque (centre universitaire de la Citadelle)


Dunkerque est le siège principal et, avec Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, l'un des sites de l'Université du Littoral-Côte d'Opale (ULCO) regroupant plus de 11 000 étudiants.


L'Université du Littoral est établie sur plusieurs sites à Dunkerque-Centre, elle accueille à elle seule près de 5 000 étudiants :



  • le centre universitaire de la Citadelle où se trouvent notamment l'Institut Supérieur de Commerce International de Dunkerque (ISCID)[82], le CUEEP Littoral[83] ainsi qu'une partie de l'IUT Saint-Omer - Dunkerque[84], et auquel on peut ajouter les services administratifs centraux de l'ULCO, la bibliothèque universitaire[85] et le restaurant universitaire, situés avenue de l'Université, place des Nations et place de l'Yser, dans le quartier de la Citadelle ;

  • le centre universitaire Lamartine, situé en centre-ville ;

  • le centre universitaire des Darses, auquel on peut ajouter la salle de sports universitaire et la Maison de Recherche en Environnement Industriel (MREI)[86], situés dans le quartier de la Citadelle ;

  • la Maison de Recherche en Sciences de l'Homme (MRSH)[87], située dans le quartier de la Citadelle.


École d'art

Elle accueille également l'École Supérieure d'Art du Nord-Pas de Calais (ésã, ou ESÄ), située rue de l'Esplanade, membre de l'ANdÉA ;



Niveau d'études |

































Niveau d'études (plus de 15 ans)
Niveau Sans diplôme
ou CEP
Brevet
BEPC

CAP ou
BEP
Bac Bac+2
Supérieur

Dunkerque[88]
31,8 % 7,1 % 23,3 % 15,5 % 11,1 %

11,2 %


Moyenne nationale[89]
30,7 % 6,4 % 23,8 % 15,6 % 11,3 % 12,2 %


Santé |



Hôpitaux |




Centre hospitalier de Dunkerque


Le centre hospitalier de Dunkerque ou CHD a été créé dans les années 1970 sous le mandat de Claude Prouvoyeur à Rosendaël. Le CHD a une capacité de 1 036 lits dont 307 en médecine, 135 en chirurgie, 114 en gynéco-obstétrique, 240 pour les longs séjours, 240 pour l'hébergement[90]. Les accouchements ne se déroulent pas au CHD mais depuis le 1er juin 2009 à la polyclinique de Grande-Synthe[91] ou à la clinique Villette non loin du CHD. En 2018, la maternité sera à nouveau intégrée sur le site du Centre Hospitalier de Dunkerque avec la construction d'un nouveau bâtiment, le "pôle de périnatalité"[92]. Le centre compte 8 étages, le premier étage comporte l'accueil et l'administration, le second la cardiologie et la chirurgie, le quatrième la gastroentérologie, le huitième la néonatalogie, les 8 étages regroupent en tout 34 services[93]. À partir du 3 juin 2009, le CHD accueille également le pôle de chirurgie précédemment à la polyclinique de Grande-Synthe. Pour les cas les plus graves, le CHD dispose d'un héliport sur le toit des urgences permettant à un hélicoptère d'emporter les malades au CHRU de Lille.



Qualité de l'air |




























































































Nuvola apps kweather.svg  Relevé de la qualité de l'air en 2009[94]
Indice de la qualité de l'air 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Moy
nombre de jours à Dunkerque
0
17
177
117
32
17
1
3
0
0
3.64
nombre de jours à Lille
0
11
149
106
43
36
14
4
2
0
4.42
nombre de jours à Paris
0
12
151
118
50
23
7
2
1
1
3.89
nombre de jours à Brest
0
5
172
143
32
12
1
0
0
0
3.66
nombre de jours à Perpignan
0
3
74
144
108
30
6
0
0
0
4.29


La qualité de l'air passe de « très bonne qualité » (indice 1) à « très mauvaise » (10), elle est fonction de l'indice ATMO qui dépend des taux d'ozone (O3), dioxyde d'azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2) et des particules en suspension (PM 10)[95]. Ces relevés indiquent que la qualité de l'air à Dunkerque est globalement bonne, cependant ils ne prennent pas en compte toutes les émissions polluantes (le nickel par exemple).



Sports |


En 2002, Dunkerque, qui compte 27 000 sportifs licenciés, a été classée ville la plus sportive de France par le magazine L’Équipe[96].



Équipements |




Panorama du stade Tribut de Dunkerque lors du match de coupe de France USL Dunkerque - ESTAC, le 2 janvier 2016.




Stade de Flandres dont la salle Dewerdt (bâtiment gris).


La ville dispose de nombreuses infrastructures sportives[97], le ministère des sports en a décompté 202 sur le territoire de la commune en 2013[98]. On compte cinq piscines dont une olympique la piscine Paul-Asseman (où officia Philippe Lucas en 2009[99]), neuf terrains de foot en herbe ou synthétique, un centre de formation national de handball, un centre régional de voile[100], une base de voile (bassin de la Marine) pour laquelle le Princess Elizabeth, un bateau vétéran de l'opération Dynamo, sert désormais de centre d'accueil[101], trois salles multi activités (Les « stades de Flandres », le Gymnase du Grand Large et le complexe de la Licorne), une patinoire, trente gymnases, deux centres équestres, treize boulodromes, vingt-quatre courts de tennis (terre battue et indoor principalement), deux terrains de hockey sur gazon (obtenus en modifiant les terrains de foot), un skate-park, un stade de baseball et un terrain de rugby. Il y a aussi deux complexes en projet ou en construction[97] :



  • le complexe Coubertin-Paul Machy à Rosendaël d'une surface de 1 600 m2 ;

  • une salle multi usage à Petite-Synthe/Saint-Pol-sur-Mer, l'USDK sera les résidents de cette salle, la salle aura une capacité de 5 000 places.



Événements sportifs |





Rui Costa vainqueur de l'édition 2009 des 4 Jours de Dunkerque.



  • Les Quatre Jours de Dunkerque sont un événement cycliste important se déroulant chaque année dans la région.

  • Depuis 2002, le Tour de France à la voile s'élance de Dunkerque, qui a par ailleurs accueilli le premier départ de cette course en 1978.

  • Les Boucles dunkerquoises est une épreuve de course à pied qui mobilise toute la ville chaque année. Plusieurs parcours sont proposés : du kilomètre symbolique réservé aux plus jeunes jusqu'au marathon.

  • Le marathon de Dunkerque où l'on doit parcourir les 42,195 km à travers la communauté urbaine.

  • Le Triathlon de Dunkerque disputé autour des bassins de la citadelle.

  • Le tour avant le Tour organisé généralement le dimanche précédent le départ du Tour de France cycliste, il propose un tour de vélo dans la ville, l'organisation remet un cadeau et un maillot inspiré du maillot jaune, vert, à pois ou blanc à chaque participant[102].


  • Dunkerque en survêt est un événement organisé en fin de semaine début septembre, il permet aux Dunkerquois et autres visiteurs de découvrir les diverses associations sportives dunkerquoises et de s'inscrire dans les clubs. De plus de ombreuses démonstrations sportives ponctuent l'événement[103].



Grands clubs |



  • Le BCM Gravelines-Dunkerque (basket-ball), officiant au Sportica à Gravelines, le club fut créé par Albert Denvers en 1984.

    • 1er de la saison régulière de Pro A en 2012-2013 et vainqueur de la Leaders cup 2013.


  • Le Dunkerque-Malo Grand Littoral Basket (basket-ball féminin), né en 1945 joue à la salle Burnod à côté du stade Tribut.

    • 9e de Ligue 2 lors de la saison 2012-2013.



  • Union Sportive Dunkerque Handball Grand Littoral (USDK), la figure de proue du sport dunkerquois avec le BCM, l'USDK a été créé le 3 septembre 1958 et joue au Stade de Flandre. Le club a remporté au moins une fois les quatre trophées nationaux, soit le Championnat de France, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et le Trophée des champions et fut également finaliste de deux compétitions européennes, de la Coupe Challenge en 2004 et de la Coupe EHF en 2012.

  • Le Dunkerque Dunes de Flandre Volley-Ball.

    • 9e de Nationale 2 lors de la saison 2012-2013.


  • L'union sportive du littoral dunkerquois (USLD) Football.
    • Champion de CFA lors de la saison 2012-2013 promu en national.


  • Le Hockey sur Glace Dunkerque (HGD) Hockey sur glace.

    • 7e de la Division 1 lors de la saison 2012-2013 et éliminé en quart de finale des plays-offs.


  • Les Korvers de Dunkerque (baseball).

    • 4e de la saison régulière de division 2 lors de la saison 2013


  • La Jean Bart Dunkerque Gymnastique 6 fois vainqueur de la coupe de France de gymnastique de 2002 à 2007 et 2e de la finale de la Coupe de France 2010.



Religion |


La ville dépend de l'archidiocèse de Lille et comprend plusieurs paroisses pour ce qui est du catholicisme. La communauté juive répond au grand rabbin de France Gilles Bernheim. La ville dispose également de plusieurs établissements destinés à la pratique et l'enseignement de l'islam.



Lieux de culte |


À Dunkerque-Centre et Sud, on trouve les églises Saint-Éloi, Saint-Jean Baptiste et Saint-Martin, il y a également la chapelle Saint-Joseph et la « Petite Chapelle » Notre-Dame-des-Dunes. Les protestants disposent d'un temple et de la chapelle Saint-Luc. Concernant le culte musulman, on trouve les mosquées Masjid Abou Dhar Al Ghifari, Al Fath et Masjid Omar Al Farouq. Enfin, il y a également la synagogue de la communauté Israélite.


Pour ce qui est de Petite-Synthe, s'y trouve l'église du Saint-Antoine, l'église Saint-Nicolas ainsi que la mosquée As-Sunna. Quant à Malo-les-Bains, on y trouve l'église du Sacré-Cœur et l'église Sainte-Anne, les évangéliques disposent de l'église de l'Espérance. Enfin Rosendaël compte les églises Sainte-Bernadette, Notre-Dame-de-l'Assomption et Saint-Zéphyrin.



Tourisme et monuments |



Espaces verts |



  • Le parc de la Marine est situé au centre-ville, entre le Centre et le Pôle Marine, il contient entre autres une aire de jeu pour enfant et un kiosque à musique.

  • Le parc du château Coquelle est situé à Rosendaël autour du château du même nom, il abrite une mare et également une aire de jeu. Tous les ans, la « fête du château Coquelle » accueille des chanteurs célèbres (Emmanuel Moire, Amel Bent…).

  • Le parc de Malo abrite un aquarium et une aire de jeu.

  • Le parc du fort de Petite-Synthe est un parc entourant le fort, il contient des terrains de sport (football, rouli-roulant, musculation…) et est traversé par le méridien de Paris, un monument le rappelant.

  • Le jardin des Sculptures quant à lui entoure le LAAC, il contient des œuvres d'art (sculpture faite d'ancre, de pierre, un poisson géant d'acier et un troupeau de moutons) et un lac, on y trouve également un ancien bunker.

  • Le parc Ziegler est situé à Malo, il abrite la Maison de l'environnement et une mare.

  • Enfin le parc du Vent se trouve à Malo Terminus, il est composé notamment de dunes.




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Lieux de promenade |




Bassin du centre ville.


Les lieux de promenade sont :



  • la plage avec sa digue ;

  • les bords des bassins au centre ville ;

  • le long des canaux, en cours d'aménagement comme le canal Exutoire.



Patrimoine et monuments |


Article détaillé : Liste des monuments historiques de Dunkerque.


Le Leughenaer 





La tour du Leughenaer.


La tour du Leughenaer (XVe siècle)[Note 9] est à l'origine une tour ronde faisant partie des fortifications bourguignonnes de 1406. Sa forme actuelle, octogonale, est probablement due à son rattachement en 1548 à un petit château, elle sert alors de « tour à feu ». La tour est cédée par le roi à la société de pilote en 1754. La tour devenue trop vieille, elle doit être reconstruite en 1759, on ne conserve que le rez-de-chaussée de l'ancienne tour. Elle est isolée en 1793 lors de la destruction du petit château. À l'aube du XVIIIe siècle, en 1798, elle accueille le télégraphe de Chappe. En 1824, la tour devient un phare, le premier de Dunkerque, et on la rehausse pour cela d'un étage. En 1766, l'ouvrage est acquis par la ville, et en 1993 il est classé monument historique[104].




La chapelle Notre-Dame-des-Dunes 





La chapelle Notre-Dame-des-Dunes.


La chapelle Notre-Dame-des-Dunes (XVe siècle) ou « Petite Chapelle » : au IXe siècle, le duc de Bourgogne décide l'érection d'une enceinte autour de Dunkerque alors ravagée par de multiples guerres. Lors de la construction de ces défenses, on trouve une statue de la Vierge près d'une source inconnue d'eau douce. Les villageois y voient alors une marque de protection céleste. On construit un oratoire appelé d'abord Notre-Dame de la Fontaine puis Notre-Dame-des-Dunes, qui résista aux sévices des guerres et invasions. En 1794, alors que la « Petite Chapelle » a été transformée en cartoucherie, elle est détruite par une explosion, la statuette de la Vierge ayant été préservée. En 1816, elle est reconstruite mais la source a disparu. Le 31 mai 1903, 200 000 personnes participent à la fête du cinquième centenaire de la découverte de la statue[105]. En 1917, une promesse d'agrandissement est faite à la Vierge si la ville est épargnée par l'invasion imminente de la région, ce qui fut le cas. La promesse a été relevée en 1953[106].




Notre-Dame-des-Dunes, patronne des marins de Dunkerque



L'église Saint-Éloi 





L'église Saint-Éloi.


L'église Saint-Éloi, église-halle (hallekerke) à cinq nefs (XVIe siècle, façade néogothique du XIXe siècle). Lieu de culte catholique situé au centre ville de Dunkerque. L'église fut ravagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, qui laissèrent debout la façade et les murs porteurs. Toute l'église fut restaurée de 2001 à 2006, et il fut décidé de laisser les impacts de balles comme part entière de l'histoire de cet édifice. Comme de nombreuses églises de Flandre, ce monument ne possède pas de clocher. À l'origine, l'église Saint-Éloi était accolée au beffroi qui constituait le clocher ou le campanile de l'édifice. À l'intérieur les ex-voto et autres inscriptions funéraires permettent de reconstituer la nationalité des maîtres de Dunkerque. Le néerlandais (comté de Flandre), l'espagnol (Pays-Bas espagnols) puis le français (Royaume de France) sont tous trois présents dans les inscriptions de l'église.



Le beffroi 





Le beffroi.


Le beffroi (XVe siècle) classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Il est construit aux alentours de 1440 en lieu et place d'une ancienne tour de guet[107]. Il est à l'origine rattaché à l'église Saint-Éloi et lui sert de clocher. La tour est haute de 58 mètres et est construite en brique dans le style gothique. En 1782, le beffroi est définitivement séparé de l'église. En 1835, on modifie son couronnement. Après la Première Guerre mondiale, le 15 avril 1923, on modifie la base afin qu'elle reçoive un cénotaphe à la mémoire des morts de la Grande Guerre, réalisé par Pierre Fritel. Le beffroi sert toujours de clocher et abrite actuellement un carillon de 48 cloches datant de 1962 : le bourdon Jean-Bart pèse 7 tonnes.



L'hôtel de ville 





L'hôtel de ville.


L'hôtel de ville (début du XXe siècle) classé au patrimoine mondial de l'Unesco, réalisé par Louis-Marie Cordonnier. Le vitrail en haut de la première volée de marches intérieure représente Jean Bart parmi son équipage sur le port au retour de la Bataille du Texel[108]. Dans son arrière-cour réside, ignorée de la plupart des Dunkerquois, la Porte monumentale datant du XVIIe siècle, du même style que la Porte de la Marine (reste des fortifications de Vauban) à l'entrée d'un des pôles commerciaux (CentreMarine)[109].



La statue de Jean Bart 



Jean Bart meurt le 27 avril 1702 à environ 15h30, à la veille de partir en course. Un siècle et demi plus tard, les 7 et 8 septembre 1845, Dunkerque rend hommage à son héros en inaugurant une statue à son image créée par David d'Angers, représentant le corsaire épée à la main, la pointe de l'arme en direction de l'Angleterre. En 1903, on agrandit et surélève le socle de la statue. Enfin, au cours de l'année 1983, la municipalité fait placer autour de la statue, les armes de la ville de Dunkerque et le nom des 16 navires que commanda Jean Bart[110]. En 2015, elle est rénovée.



Les autres monuments dunkerquois 




  • La tour de l'Armateur, méconnue de beaucoup de Dunkerquois car non-visitable, et peu visible (hormis depuis le haut des beffrois et des quais de la citadelle).

  • La digue du Braek qui protège sur 10 kilomètres les installations industrielles, érigée en 1965, est un haut lieu du tourisme industriel. Elle permet une vision unique et très impressionnante sur le site portuaire et industriel dunkerquois.

  • La citadelle d'anciens entrepôts et bâtiments industriels reconvertis en restaurants raffinés et bars branchés. S'y trouve également l'université du Littoral et le Musée portuaire. Le trois-mâts Duchesse Anne et le Sandettié, tous deux classés monuments historiques, y sont ancrés. L'hôtel de la communauté urbaine de Dunkerque se dresse sous la forme d'un étonnant édifice inauguré en 1988, au droit du quai des Hollandais.

  • Notre-Dame de l'Assomption

  • Le phare de Risban[111] à l'entrée du port et le Feu de Saint-Pol

  • Le quartier excentrique, à Rosendaël, à quelques pas du stade tribut, avec ses maisons très particulières du début du siècle, ainsi que les villas malouines[112] dans un style spécifique à la station balnéaire de Malo-les-Bains appartenant à Dunkerque.

  • L'arsenal de Marine, puis parc de la Marine, construit en 1686 par Vauban[113]

  • Les bains Dunkerquois ou bains Jean Bart, créés à l'initiative du maire Alfred Dumont, sont un établissement à vocation hygiéniste. Ils remplissaient de 1896 jusque dans les années 60 la triple fonction d'école de natation, bains douches et lavoir public[114].





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Ponts de Dunkerque |


Article détaillé : Liste des ponts de Dunkerque.


Culture |



Carnaval de Dunkerque |




Carnaval de 2004 devant l'hôtel de ville.




Fichier:Cantate à Jean Bart.ogvLire le média

Cantate à Jean Bart lors du Bal de la Violette 2012.


Article détaillé : Carnaval de Dunkerque.

Le carnaval de Dunkerque est l'événement annuel majeur de la ville. C'est un ensemble de festivités qui ont lieu dans l'agglomération dunkerquoise de fin janvier à début avril durant lesquelles se déroulent :



  • les bandes : les carnavaleux défilent dans les rues derrière la musique, conduite par un tambour-major portant un uniforme napoléonien ;

  • les bals : les carnavaleux se retrouvent la nuit, dans les grandes salles de l'agglomération, pour faire la fête, en mêlant chansons carnavalesques et musique contemporaine. La majeure partie de ces bals est organisée par des associations philanthropiques.


Le carnaval de Dunkerque n'est pas une manifestation récente : en janvier 1676, des masques parcouraient déjà Dunkerque. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les armateurs offraient à leurs marins un festin, une fête à la veille de leurs départs pour les mers périlleuses d'Islande, où ils pêchaient la morue. Ces fêtes furent à l'origine de la Visschersbende qui signifie bande des pêcheurs en flamand, cependant cette bande était différente du carnaval masqué des Jours Gras. Une année, la bande et le carnaval tombèrent le même jour, les pêcheurs mirent alors masques et déguisements, de ce mélange naquit le carnaval de Dunkerque. Le carnaval est un des meilleurs indicateurs de la santé économique de la ville, fêtes fastes en temps de prospérité ou au contraire fêtes restreintes en temps de récession[115]. Le Carnaval a survécu à une Révolution et deux Guerres Mondiales (bien qu'il n'ait pas été organisé pendant ces périodes), en 1946, la bande de Dunkerque slalome entre les ruines de la ville. Une autre preuve s'il en est besoin de la place qu'occupe le carnaval dans la tradition dunkerquoise, est le fait qu'en 1991, malgré l'interdiction du carnaval pour cause de guerre du Golfe, une bande dite bande annulée est improvisée à Saint-Pol puis à Dunkerque[116]. Jadis événement connu uniquement de l'agglomération, le carnaval a aujourd'hui un rayonnement national, en témoignent les reportages parus dans les différents journaux télévisés français.



Gastronomie |


Article détaillé : Brasseries du Nord-Pas-de-Calais.




Potjevleesch avec des frites


La gastronomie dunkerquoise tire ses influences principalement de la cuisine flamande. Ainsi, les plats traditionnels de la ville sont :



  • Le potjevleesch, terrine de porc, lapin, poulet et veau pris dans de la gelée.

  • La carbonade flamande, ragoût de bœuf mijoté dans de la bière brune.

  • Les moules-frites traditionnellement mijoté dans un mélange de vin blanc et d'oignons, mais on trouve également dans les restaurants et les brasseries du centre-ville et de la plage des moules-frites au roquefort, aux lardons, à la provençale.


Le welsh, d'origine galloise est également un des plats servi dans les brasseries dunkerquoises, c'est une tranche de pain grillé recouverte de jambon, l'ensemble est pris dans du cheddar fondu dans de la bière.


La pomme de terre est l'accompagnement principal des plats cuisinés dans le Nord-Pas-de-Calais. La bintje, cultivée dans la région, se décline sous forme de purée, pomme au four mais surtout sous forme de frites. Celles-ci deviennent même l'ingrédient principal dans les plats servis dans les baraques à frites où elles vendues seules ou accompagnées de fricadelle ou de cervelas. Les baraques à frites mobiles ou fixes réalisent la majorité de leur chiffre d'affaires lors des événements tels que les bandes du carnaval et les braderies du 14 juillet et du 15 août.


Au niveau des pâtisseries, la ville dispose de deux spécialités. La première est la gaufre dunkerquoise, c'est une gaufre ronde et ferme, composée de vergeoise et parfumée au rhum ou au genièvre. La seconde est le « Doigt de Jean Bart », un gâteau aux amandes avec une crème au café, enrobé de chocolat.


La bière est incontestablement la boisson alcoolisée la plus bue à Dunkerque[réf. nécessaire]. Les bières principalement consommées sont les bières belges et les bières de la région telles que la 3 Monts et la Goudale. Dans les bars dunkerquois, on retrouve majoritairement la Stella, la 33 et la Leffe. Le genièvre est également utilisé dans la région comme composant du « diabolo flamand », mélangeant cet alcool avec de la limonade et parfois du sirop de violette[117].



Dialecte « dunkerquois » |


Article détaillé : Langues et dialectes des régions de France / Le dunkerquois.

Le dunkerquois est un dialecte très différent du ch'ti, qui se parle à Dunkerque et dans son agglomération. Ce dialecte est du français parsemé de flamand. Une de ses caractéristiques est l'affaiblissement des « R » à la fin de chaque mot. À l'image des autres accents, il passe inaperçu à Dunkerque, mais est caractéristique dans d'autres régions. Lors du carnaval, il est coutume de dialoguer en renforçant les tonalités du dialecte.



Géants dunkerquois |


La ville possède plusieurs géants :



  • Le Reuze (signifie « géant » en flamand occidental)[118] :
    On raconte qu'un guerrier scandinave nommé Allowyn voulut conquérir Dunkerque. Or, en descendant de son drakkar, le guerrier se blesse gravement avec son épée. Saint Éloi, chargé d'évangéliser la ville, le recueille, le soigne puis le convertit. Allowyn s'installe alors dans la cité, il se marie et se met au service de la ville. À sa mort, la ville pleure Allowyn et décide de lui rendre hommage en l'immortalisant au travers d'un géant. La légende du Reuze est née.
    Le géant a eu au cours de l'histoire plusieurs parures. Il fut d'abord lancier espagnol avant de revêtir son habit actuel de Romain : cuirasse, casque romain et lance. En 1887, Reuze n'est plus porté mais monté sur un char tiré par 4 chevaux. Un premier mariage lui donne trois garçons : Piet'je, Bout'je et Meis'je et une fille Miet'je. On explique que par la suite il aurait épousé cette dernière.
    Aujourd'hui, le Reuze, sa famille et ses 6 gardes : Allowyn, Samson, Dagobert, Gélon, Roland et Goliath sont présents à bon nombre de manifestations dunkerquoises (notamment les bandes de carnaval de la ville).

  • Violette la baigneuse :
    Violette est très jeune puisqu'elle est née qu'en 2007 à l'occasion des fêtes du centenaire de la mairie de Malo-les-Bains. Contrairement à d'autres géants comme le Reuze par exemple, elle ne représente pas une légende mais elle symbolise l'esprit de la commune : la « reine des plages du Nord ». Violette représente les baigneuses du début du siècle qui se baignaient en costume de bain : pantalon, blouse et charlotte sur la tête. La géante malouine, qui est mariée à Hilaire Patate, mesure 3,35 m pour 60 kg[119].

  • Hilaire Patate :
    Le géant de Rosendaël a été créé en 2006. Il rend hommage au jardinier Hilaire Duquenne qui s'est illustré dans la ville au cours du XXe siècle. Le mari de Violette, est habillé d'une chemise à carreau bleue, d'une veste bleu foncé, d'un tablier où figure son nom. Il porte un chapeau et une bêche. Le géant mesure 3,46 m pour 47 kg[120].

  • Snustre :
    Le géant de Petite-Synthe a été créé par les Snustreraer afin de leur servir de mascotte. Tout comme Violette, Snustre ne représente rien, il est la personnification du terme flamand snustre : le « fouineur ». D'ailleurs, Snustre à sa naissance était un buste muni d'un grand nez, afin de symboliser la volonté de l'association philanthropique de mettre son nez partout où la misère se trouve. Snustre porte un maillot bleu foncé, ainsi qu'un foulard rouge à pois blancs, des lunettes et un chapeau. Sa taille est de 3,50 m, et il pèse 45 kg[121].




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Équipements culturels |




Le Bateau-feu.



Salles et scènes |



  • Le Bateau-feu est une scène nationale située à Dunkerque-Centre, qui met en scène des pièces de théâtre contemporaines et classiques.


  • Les 4 Écluses, café musical situé à proximité des écluses du canal exutoire et de Furnes, est l'endroit le plus réputé du Dunkerquois en ce qui concerne la musique alternative et les jeunes talents.

  • Le Kursaal est, à l'heure actuelle, la plus grande salle de l'agglomération. Ce palais des congrès dispose de plusieurs salles de taille modifiable selon l'évènement, le bâtiment maloin offrant au total 15 000 m2. Le Kursaal possédait également un bateau à aubes, le Princess Elizabeth, voué à l'évènementiel, avant qu'il soit cédé à la C.U.D. en 2010 pour sa base de voile (supra).

  • Le cinéma Ociné est l'un des plus grands de la région avec ses 20 salles. Il est installé au premier étage du pôle marine. Le Studio 43 est une salle d'art et essai, également situé au pôle marine.



Musées, collections |



  • Le musée des beaux-arts de Dunkerque possède des collections regroupées sous deux thèmes : l'art européen du XVIe siècle à notre époque et l'histoire de Dunkerque. Il possède également une galerie d'histoire naturelle[122].

  • Le Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque ou « LAAC[Note 10] » est un espace destiné principalement à l'art contemporain. Il est entouré du jardin des sculptures, comportant plusieurs œuvres d'art.

  • Le Fonds régional d'art contemporain ou FRAC du Nord-Pas-de-Calais, situé à Rosendaël, rassemble plus de 1 500 d'œuvres d'art contemporain. Ce « quartier général » est un centre de convergence de l'art contemporain du Nord-Pas-de-Calais.

  • Le musée portuaire de Dunkerque est destiné à éclairer les visiteurs sur les métiers de la mer et sur l'histoire du port de Dunkerque. Le musée est installé dans un ancien entrepôt à tabac de la Citadelle, mais il dispose également de six bateaux-musée : le bateau-feu Sandettié, le trois-mâts carré Duchesse Anne, le remorqueur l,Entreprenant, la péniche La Guilde, le bateau pilote Pilotine no 1[Note 11] et une vedette de balisage l'Esquina[Note 12].

  • Le Mémorial du souvenir de Dunkerque, installé dans des anciennes fortifications datant de 1874, est un musée consacré à l'opération Dynamo.




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Autres |


La ville compte également une école municipale de musique et d'art dramatique agréée (EMMADA), une école régionale des beaux arts ou ERBA, un lieu consacré au jazz, le Jazz Club, une maison des jeunes et de la culture, la MJC Rosendaël, et un atelier d'artistes, La Plate Forme.



Médias et littérature |



Dunkerque au cinéma, à la télévision |


La ville, a servi d'arrière-plan dans plusieurs films ou feuilletons :




  • Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil, sorti en 1964.


  • Commissaire Moulin : L'évadé de Jean Kerchbron (Saison 1, épisode 3), diffusé le 27 octobre 1976 avec Yves Rénier, Jean Franval[123].


  • Le Passage de Jean Diaz, tourné en 1984, avec Alain Delon


  • Mort Carnaval de Daniel Van Cutsen tourné en 1985 avec Jacques Bonnaffé[124].


  • Noce blanche, tourné en 1989, raconte l'histoire d'une jeune fille (jouée par Vanessa Paradis) tombant éperdument amoureuse de son professeur de philosophie (Bruno Cremer).


  • Mort d'un Géant, un des épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de Pascal Goethals, tourné en 1994 avec Pierre Santini et Isabelle Alexis[125]


  • Parfait Amour !, datant de 1996, est la tragique histoire d'amour d'une femme divorcée (Isabelle Renauld) avec un homme violent (Francis Renaud).


  • Place Vendôme de Nicole Garcia, tourné en 1998, avec Catherine Deneuve, Jacques Dutronc, Jean-Pierre Bacri

  • Dans Karnaval, filmé en 1999, un jeune homme fuit son père durant le Carnaval de Dunkerque. À la gare, il rencontre une femme (Sylvie Testud) dont il s'éprend.


  • 30 ans bouclé en 2000, raconte les péripéties d'une petite troupe de théâtre. Y jouent notamment Julie Depardieu et Arielle Dombasle.


  • Papillons de nuit de 2002, avec Léa Drucker.

  • Le Feuilleton Le Repenti qui passa à la télévision en 2010[126], raconte l'histoire d'un repenti ayant dû changer de visage, infiltrant son ancien clan œuvrant sur le port[127].

  • La scène de chars à voile dans Bienvenue chez les Ch'tis a été tournée à la base nautique de Malo-les-Bains[128].


  • Notre jour viendra (2010) de Romain Gavras avec Vincent Cassel a été tourné en grande partie à Dunkerque.

  • Le début de Ma part du gâteau (2011) de Cédric Klapisch se déroule à Dunkerque.

  • Le film Quand je serai petit (2012) de et avec Jean-Paul Rouve se déroule à Dunkerque.


  • Dunkerque 2003, film tourné par la chaîne BBC sur la guerre.


  • Les Beaux Jours de Marion Vernoux (2013), film avec Fanny Ardant, Laurent Lafitte et Patrick Chesnais, a été tourné à Dunkerque[129] lors de l'été 2012.


  • Meurtres à Dunkerque de la Collection Meurtres à..., écrit par Manon Dillys et Sébastien Le Délézir, réalisé par Marwen Abdallah tourné en 2016 et diffusé sur France 3 le 4 février 2017 avec Charlotte de Turckheim et Lannick Gautry.


  • Dunkerque de Christopher Nolan, film sur l'opération Dynamo avec Tom Hardy, Mark Rylance, Kenneth Branagh et Harry Styles, dont le tournage a eu lieu entre mai et juillet 2016 pour une sortie en 2017.


  • Baron Noir, une série de Canal + datant de 2016, centrée autour du personnage de Philippe Rickwaert, député-maire de Dunkerque.



Littérature |




  • Week-end à Zuydcoote de Robert Merle ;


  • La Maison dans la dune de Maxence Van der Meersch, où une partie de l'action se déroule dans le Dunkerque des années 1920.


  • Meurtres à Dunkerque de Gardan Alfar.


  • La mayonnaise a pris ! de Frédéric Berry, un récit humoristique sur la vie dans la cité portuaire.



Journaux et radios |


Dunkerque dispose de sa propre chaîne de télévision ID7[Note 13] diffusant une émission paraissant le lundi, elle comprend des reportages sur la ville, un agenda des sorties du week-end et les résultats sportifs[130].


Outre la presse quotidienne nationale, la ville lit le quotidien La Voix du Nord et ses déclinaisons (La Voix des Sports, etc.) dont une édition est consacrée au Dunkerquois. Elle lit également Le Phare Dunkerquois un hebdomadaire paraissant le mercredi, et à moindre mesure Le journal des Flandres.


La ville publie également des magazines[131]: Dunkerque Magazine qui se consacre tous les mois à l'histoire et à l'actualité de Dunkerque, Dunkerque Quartier qui est le supplément de Dunkerque Magazine, qui se focalise sur les quartiers de Dunkerque[132] et enfin Bouge2là fournissant tous les 15 du mois des informations pour les jeunes (sorties, loisirs, etc.)[133].


Plusieurs stations de radio émettent en FM à Dunkerque : France Musique (89,3 MHz), Radio Classique (90,2 MHz), La radio de la mer (90,7 MHz), Skyrock (91,1 MHz), Europe 1 (91,6 MHz), Fun Radio (92,2 MHz), France Bleu Nord (92,6 MHz), RTL (95,2 MHz), Virgin Radio (96,2 MHz), France Culture (96,8 MHz), RMC (98,4 MHz), Radio 6 (99,0 MHz), Delta FM (100,7 MHz), France Inter (103,3 MHz) et France Info (106,5 MHz)[134].



Philatélie |


Cinq timbres postaux représentant la ville ont été émis:



  • Le premier le 5 novembre 1945, intégré dans une série sur les villes détruites pendant la Seconde Guerre mondiale[135].

  • Le second le 26 mars 1962 pour célébrer le tricentenaire du port, avec une oblitération Premier jour le 24 dans la ville[136].

  • Un autre traitant de Dunkerque et ses Extensions Portuaires, avec une oblitération Premier Jour le 12 février 1977 en présence de Norbert Ségard, Secrétaire d’État aux PTT

  • Un quatrième timbre le 24 mai 1980, en l'honneur du 53e Congrès National de la Fédération des Sociétés Philatéliques Françaises se tenant à Dunkerque. Ce timbre illustre le beffroi de la mairie de Dunkerque ainsi qu'en arrière-plan une grue signifiant le caractère portuaire de la ville.

  • Enfin un dernier timbre le 29 mai 1998, dans le cadre du 71e Congrès de la Fédération Françaises des Associations Philatéliques à Dunkerque. Le timbre représente le géant de Dunkerque Reuze, le bateau-feu Sandettié (trônant de nos jours devant le Musée Portuaire de Dunkerque en Citadelle) ainsi que l’Église Saint-Éloi de Dunkerque.



Représentation |


La ville de Dunkerque a donné son nom à une des chansons du groupe Indochine, dans l'album Paradize.


Les clips Un petit peu d'air[137] du groupe Felipecha et Happy[138] du groupe XYetZ ont été tournés dans les rues de Dunkerque.


La ville occupe sur le plateau du « Monopoly France » la place la plus prestigieuse, celle correspondant à la rue de la Paix du monopoly français classique, néanmoins sur le « Monopoly Nord-Pas-de-Calais », elle occupe la place correspondant à l'avenue de Neuilly sur le classique français. La ville dispose également d'un Monopoly à son nom : « Monopoly Dunkerque ».


La ville sert de blague récurrente dans Intouchables, où le personnage incarné par Omar Sy doute (avec humour) de la beauté des Dunkerquoises.


Le tribunal de Dunkerque a fait office, durant l'été 2014 de lieu de tournage pour le film "la tête haute" d'Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve et Rod Paradot.


Lors du carnaval de Dunkerque 2016, "meurtre à Dunkerque" a été tourné.



Personnalités liées à la commune |




  • Michel Jacobsen (1560-1632), corsaire, vice-amiral pour le compte de l'Espagne ;


  • Jean de Reyn (1610-1678), disciple de Van Dyck ;


  • Jean Bart (1650-1702), corsaire ; Chef d'escadre de la Province de Flandre;


  • François-Cornil Bart (1677-1755), vice-amiral de la flotte du Ponant ;


  • Michel de Swaen (1654-1707), poète et dramaturge flamand, membre de la chambre de rhétorique Saint-Michel ;


  • Peter Angelis (1685-1734), (Pierre Angillis), peintre de l'école flamande;


  • Jean-Baptiste Descamps (1714-1791), peintre et écrivain ;


  • André Joseph Lemaire (1738-1802), général de division de la Révolution française ;


  • Joseph François Urre de Molans (1743-1817), général des armées de la République et de l'Empire y est né;


  • Pierre Jean Van Stabel (1744-1797), corsaire ;


  • Laurent Coppens (1750-1834), député du Nord en 1791-1792 puis de 1815 à 1818;


  • Thomas O'Meara (1750-1819), général français de la Révolution et de l’Empire, né à Dunkerque et mort à Orléans.


  • Jean-Marie Joseph Emmery (1754-1825, député-maire de Dunkerque ;


  • Paul Louis Joseph Peterinck (1754-1801), général de brigade de la Révolution française


  • Jean-Jacques Fockedey (1758-1853), docteur en médecine, député à la Convention ;


  • Pierre-Edouard Plucket (1759-1845), corsaire ;


  • Louis Joseph Auguste Saint-Laurent (1763-1832), général français de la Révolution et de l’Empire, baron de l'Empire ;


  • Guillaume O'Meara (1764-1828), général français de la Révolution et de l’Empire, frère du général Thomas O'Meara, né à Dunkerque et mort à Strasbourg.


  • Pierre Dénys de Montfort (1766-1820), naturaliste


  • Louis Marie Joseph Thévenet (1773-1846), général français de la Révolution et de l’Empire.


  • Armand Charles Guilleminot (1774-1840), général français de la Révolution et de l’Empire ;


  • Victor Dourlen (1780-1864), compositeur ;


  • August Édouart, (1789-1861) silhouettiste


  • Victor Derode (1797-1867), historien ;


  • Joseph Fontemoing (1798- ?), avocat et auteur des paroles de la célèbre Cantate à Jean Bart ;


  • Henriette Méric-Lalande (1799-1867), soprano lyrique ;


  • Charles Coquelin (1802-1852), économiste ;


  • Alfred de Clebsattel (1807-1886), avocat, homme politique, député de 1852 à 1863 ;


  • Henri Tresca (1814-1885), ingénieur mécanicien et professeur au Conservatoire national des arts et métiers de Paris ;


  • Jean-Baptiste Trystram (1821-1906), industriel et homme politique ;


  • Mamès Cosseron de Villenoisy (1821-1903), général de brigade


  • Louise Lavoye (1823-1897) ;


  • Suzanne Lagier (1832-1893) ;


  • Auguste Angellier (1848-1911), poète, enseignant, critique et historien de la littérature ;


  • Auguste Verneuil (1856-1913), chimiste ;


  • Georges Jansoone (1858-1940), évêque auxiliaire de Lille ;


  • Paul Dussaussoy (1860-1909), député précurseur du droit de vote des femmes


  • Félix Coquelle (1864-1928), maire de Rosendaël, conseiller général, président de la Chambre de commerce, député du Nord,


  • Florent Guillain, ingénieur des Ponts et Chaussées et député de Dunkerque de 1896 à 1910 ;


  • Roger Salengro (1890-1936), homme politique ;


  • Émile Bollaert (1890-1978), haut fonctionnaire et résistant, Compagnon de la Libération[139] ;


  • Charles Valentin (1881-1939), député-maire de Dunkerque ;


  • Pierre Herbart (1903-1974), écrivain et résistant ;


  • Louis Evrard (1905-1989), peintre ;


  • Pierre Jérôme, (1905-1982) ,peintre, lauréat du prix de Rome en 1934


  • René Bonpain (1908-1943), prêtre et résistant mort fusillé ;


  • Paul Meurisse (1912-1979), acteur ;


  • Roger Rio (1913-1999), international français de football ;


  • Jean Minne (1921-1988), plus connu sous le nom de « Cô-Pinard II », tambour-major de la bande de Dunkerque de 1960 à 1988 ;


  • Jacques Bialski (1929-2013), homme politique ;


  • Paul-Marie Guillaume (1929- ), évêque émérite de Saint-Dié;


  • Claude Wesly (1930- ), plongeur de l'équipe Cousteau ;


  • Jacques Duquesne (1930- ), journaliste et écrivain ;


  • Pierre Dhainaut (1935- ), poète et écrivain ;


  • Xavier Degans (1949- , peintre ;


  • Jean Bodart président de 2001 à 2012 des Quatre Jours de Dunkerque


  • Pierre Makyo (1952- ), auteur de bandes dessinées ;


  • François Rollin (1953- ), humoriste, acteur et scénariste ;


  • Alex Dupont (1954- ), entraîneur de football professionnel ;


  • Alain Dodier (1955- ), auteur de bandes dessinées ;


  • Mimi Coutelier (1956- ), actrice ;


  • Frédéric Le Junter (1956- ), musicien ;


  • Damien Savatier (1958- ), skipper navigateur, 2 fois vainqueur du Tour de France à la voile en 1980 et 1981;


  • François Reynaert (1960- ), journaliste et écrivain ;


  • Rémi de Vos (1963- ), dramaturge ;


  • Pascal Dessaint, (1964- ), écrivain ;


  • Jean-Paul Rouve (1967- ), acteur;


  • Loïc Leferme (1970-2007), apnéiste détenteur de 3 records mondiaux ;


  • Guillaume Florent (1973- ), Médaillé Olympique 2008 en Voile, Vice-Champion d'Europe de Finn, Coupe de l'America 2007, quintuple Champion de France ;


  • Xavier Gens (1975- ), réalisateur et scénariste ;


  • Sébastien Bosquet (1979- ), handballeur deux fois champion de France, 2 fois champion d'Europe et champion du monde ;


  • Magaly Hars (1979-), gymnaste ;


  • Thomas Ruyant (1981-), skipper, navigateur, vainqueur de la Transat 6.50 en 2009, vainqueur de la Route du Rhum 2010 en catégorie Class40.



Vie militaire |


Unités militaires ayant été en garnison à Dunkerque :




  • 110e régiment d'Infanterie, 1873 – 1940 ;


  • 1er régiment d'artillerie à pied, 1914



Héraldique et drapeau |




Grandes armes de Dunkerque.


Article détaillé : Historique du blason de Dunkerque.

Les armes actuelles de la ville se blasonnent ainsi :




Drapeau de Dunkerque.



Coupé, en chef d'or au lion passant de sable, armé et lampassé de gueules, en pointe d'argent à un dauphin couché d'azur crêté et oreillé de gueules[140].


Le drapeau de Dunkerque est argent fascé d'azur, c'est-à-dire sur un fond blanc se trouvent trois bandes bleues, la bande la plus basse étant bleue. L'histoire de ce drapeau est peu connue : sous la domination espagnole, la marine dunkerquoise a un pavillon qui lui est propre. En 1662, alors que Dunkerque devient définitivement française, le roi Louis XIV honore les corsaires dunkerquois en leur offrant un pavillon particulier afin de favoriser la course sur mer. Délivré le 24 juin 1684, il est alors blanc chargé d'une croix bleue en son centre[Note 14]. Durant le siècle suivant, les Dunkerquois conservent deux pavillons : le premier bleu et blanc, et le second qui est une croix rouge sur fond blanc. Le 8 décembre 1817, le drapeau de Dunkerque est remplacé par décret officiel par le pavillon de Cherbourg, qui est blanc orné de deux bandes bleues. Au fil des temps, le drapeau porte une bande en plus et devient celui que l'on connaît aujourd'hui[141].





Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.




Décorations |


La citation « Dunkerque a bien mérité de la Patrie » récompense l'héroïsme des habitants de la ville lors du siège de Dunkerque en 1793. Quant aux médailles, elles sont de gauche à droite sur le blason :



  • la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur remise en 1919 ;

  • la Croix de Guerre de la Première Guerre mondiale remise le 18 octobre 1917. La citation « Ville héroïque, sert d'exemple à toute la Nation » fut attribuée à Dunkerque en 1917 ;

  • la Croix de Guerre de la Seconde Guerre mondiale remise en 1945 (les palmes de bronze caractérisent une citation à l'ordre de l'armée) ;

  • la Distinguished Service Cross, récompense britannique remise en 1919[142].



Annexes |



Bibliographie |


Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.



  • Jacques Tillie, Dunkerque en Flandre, t. 1 à 4, Kim, 1979


  • Gérard Demarcq (ill. E. Miller), Dunkerque 1 000 ans d'histoire, Le Téméraire, coll. « Histoire des villes », 1993(ISBN 2-908703-11-4). 




  1. Demarcq 1993, p. 11, première bulle.


  2. Demarcq 1993, p. 11, deuxième bulle.


  3. Demarcq 1993, p. 15, septième bulle.


  4. a et bDemarcq 1993, p. 17.


  5. Demarcq 1993, p. 22, première bulle.


  6. Demarcq 1993, p. 22, deuxième bulle.


  7. Demarcq 1993, p. 22, troisième bulle.


  8. Demarcq 1993, p. 28


  9. Demarcq 1993, p. 29, deuxième bulle.


  10. Demarcq 1993, p. 30, sixième bulle


  11. Demarcq 1993, p. 36.


  12. Demarcq 1993, p. 37, première bulle.


  13. Demarcq 1993, p. 38, première bulle.


  14. Demarcq 1993, p. 38, cinquième bulle.


  15. Demarcq 1993, p. 40, deuxième bulle.


  16. Demarcq 1993, p. 42, deuxième bulle.


  17. Demarcq 1993, p. 43, 1re, 2e et 3e bulle.


  • Jules Gosselet, Géographie régionale : La plaine maritime du Nord de la France et de la Belgique, vol. 7, t. 2, coll. « Annales de Géographie », 1893(lire en ligne), p. 306-314



  1. a b et cGosselet 1893, p. 306


  2. Gosselet 1893, p. 307



  • Leplat, Sommé, Baeteman et Paepe, Carte géologique de France à 1/50 000 ème : Dunkerque Hondschoote, Ministère de l'industrie et de l'aménagement du territoire-bureau de recherche géologiques et minières, 1988(lire en ligne). 



  1. Leplat 1988, p. 9


  2. Leplat 1988, p. 13


  3. Leplat 1988, p. 11



Articles connexes |



  • Liste des communes du Nord

  • Corsaire dunkerquois

  • La prise de Dunkerque par Louis II de Bourbon-Condé en 1646.

  • La bataille de Dunkerque (nom de code opération Dynamo) du 25 mai au 3 juin 1940.

  • Le Traité de Dunkerque entre la France et le Royaume-Uni, le 4 mars 1947.


  • Cimetières militaires du Commonwealth:
    • Dunkerque Town Cemetery




Liens externes |


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Notes et références |



Notes |





  1. On ne peut y creuser un trou sans qu'il soit quelques instants après rempli d'eau


  2. cette branche est postérieure à la branche occidentale, en effet elle a été réalisée grâce à un tronçon du canal des Moëres avant que celui-ci soit dévié afin de passer sous le canal de Furnes


  3. Le quartier de Glacis-Victoire est une bande Nord-Sud située dans la partie orientale du <span style="color:#2125d9" Dunkerque-Centre représenté ici et frontalière avec Malo-les-Bains et Rosendaël


  4. partie du Grand port située sur le territoire de la ville


  5. Association Dunkerquoise de Gestion des Équipements Sociaux.


  6. La Normed.


  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau
    des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999,
    que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les
    communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc.
    pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée
    par l’Insee pour l'ensemble des communes.



  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.


  9. Le terme leughenaer signifie « menteur » en flamand, plusieurs légendes entourent ce surnom : les nombreuses fausses alertes des guetteurs de la tour, les dérèglements réguliers de l'horloge de la tour ou les signaux destinés à naufrager les navires ennemis.


  10. Anciennement musée d'art contemporain.


  11. Disposée sur cale devant le musée.


  12. Actuellement non visible.


  13. Disponible sur le câble.


  14. À l'image du drapeau de Marseille de nos jours




Références |



Source partielle |


Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Dunkerque » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878(lire sur Wikisource)



Autres sources |





  1. Insee - Population de la communauté urbaine de Dunkerque au recensement de 2013


  2. Insee - Population de l'aire urbaine de Dunkerque au recensement de 2013


  3. « Recherche d'orthodromie depuis Dunkerque », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 avril 2012)


  4. « Classement des villes par superficie », sur http://france.ousuisje.com/ (consulté le 18 juin 2010)


  5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, publié en janvier 2007, révisé en mars 2010, consulté le 12 avril 2013, [lire en ligne].


  6. « Fichier dossier du sous-sol de Rosendaël », sur http://infoterre.brgm.fr/viewerlite/MainTileForward.do, BRGM (consulté le 12 avril 2013)


  7. « Fiche du canal de Bergues », sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France (consulté le 30 mai 2010)


  8. « Fiche du canal de Bourbourg », sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France (consulté le 30 mai 2010)


  9. « Fiche de la liaison Dunkerque-Escaut », sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France (consulté le 30 mai 2010)


  10. « Fiche du canal de Furnes », sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France (consulté le 30 mai 2010)


  11. « Fiche du canal des Moëres », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/, Sandre (consulté le 12 avril 2013)


  12. « Fiche du canal exutoire des wateringues », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/, Sandre (consulté le 12 avril 2013)


  13. « Fiche du canal de Mardyck (premier des deux) », sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France (consulté le 30 mai 2010)


  14. « Monuments historiques de Dunkerque, section canaux », sur http://www.actuacity.com/ (consulté le 30 mai 2010)


  15. [PDF] « Rapport concernant les risques industriels dans le Nord-Pas-de-Calais », sur http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/ (consulté le 31 mai 2010)


  16. « Les plans d'urgence de l'autorité de sûreté nucléaire », sur http://www.asn.fr/ (consulté le 31 mai 2010)


  17. a b c d et e« Climat du Nord-Pas-de-Calais », sur http://www.meteo59-62.com/, Météo 59-62 (consulté le 15 janvier 2012)


  18. « Normales et Record de 1961 à 1990 : Station de Dunkerque », sur http://www.infoclimat.fr, Infoclimat (consulté le 15 janvier 2012)


  19. « Dunkerque en chiffre », sur http://www.ville-dunkerque.fr, Site officiel de la ville (consulté le 12 avril 2013)


  20. « Fiche météorologique de Dunkerque », sur http://www.lameteo.org, Site d'études météorologique (consulté le 16 avril 2013)


  21. « Les records de climatologie », sur http://la.climatologie.free.fr/sommaire.htm (consulté le 12 avril 2013)


  22. [PDF] « Météo France : records de chaleur », sur http://france.meteofrance.com/ (consulté le 18 juin 2010)


  23. « Infoclimat : Historique du climat de Dunkerque », sur http://www.infoclimat.fr/ (consulté le 23 octobre 2010)


  24. http://www.keraunos.org/dossier-tornade-dunkerque-9-novembre-2001-tornade-france.htm


  25. « Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Malo-les-Bains », sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque (consulté le 6 novembre 2010)


  26. « Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Rosendaël », sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque (consulté le 6 novembre 2010)


  27. « Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Petite-Synthe », sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque (consulté le 6 novembre 2010)


  28. a b et c[PDF] « Recensement de la population du Nord de 2009, page 8 », sur http://www.insee.fr, Insee (consulté le 25 janvier 2012)


  29. « Rétrospective de l'Indicateur du 9 novembre 1972 », sur http://www.lindicateurdesflandres.fr, L'indicateur des Flandres (consulté le 15 janvier 2012)


  30. [PDF] « Rapport du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable, résumé page 1 », sur http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/, CGEDD (consulté le 15 janvier 2012)


  31. [PDF] « Fiche Ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais », sur http://www.ter-sncf.com/Regions/nord_pas_de_calais/fr/Default.aspx, Site régional du réseau TER (consulté le 15 avril 2013)


  32. [PDF]« Fiche Ligne 6 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais », sur http://www.ter-sncf.com/Regions/nord_pas_de_calais/fr/Default.aspx, Site régional du réseau TER (consulté le 15 avril 2013)


  33. « Modernisation de la ligne Calais-Dunkerque », sur http://www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord (consulté le 15 avril 2013)


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