Rue de l'Emery
























































Rue de l'Emery

Image illustrative de l’article Rue de l'Emery
Vue depuis la rue des Petites-Écuries.
Situation
Coordonnées
47° 12′ 57″ nord, 1° 33′ 07″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région

Pays de la Loire
Ville

Nantes
Quartier(s)

Centre-ville
Commençant

Rue de Strasbourg
Aboutissant

Rue des Petites-Écuries
Morphologie
Type

Rue
Histoire
Création

Moyen Âge
Anciens noms
Basse rue des Jacobins
Rue des Jacobins


Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique



(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Rue de l'Emery

Rue de l'Emery



Géolocalisation sur la carte : France



(Voir situation sur carte : France)
Rue de l'Emery

Rue de l'Emery



Géolocalisation sur la carte : Nantes



(Voir situation sur carte : Nantes)
Rue de l'Emery

Rue de l'Emery




La rue de l'Emery (ou Émery) est une voie du centre-ville de Nantes, en France.




Sommaire






  • 1 Description


  • 2 Dénomination


  • 3 Historique


  • 4 Architecture


  • 5 Références


  • 6 Voir aussi


    • 6.1 Bibliographie


    • 6.2 Articles connexes







Description |


La rue de l'Emery, qui relie la rue de Strasbourg, devant le château, à la rue des Petites-Écuries, prolonge la rue de l'Union à l'est et la rue de la Juiverie à l'ouest. Elle est piétonnière sur toute sa longueur, bitumée à son extrémité est, et pavée ensuite à partir de l'ouest de la place des Jacobins (dont elle traverse le côté nord).



Dénomination |


Après avoir été nommée « basse rue des Jacobins » et « rue des Jacobins », puisqu'elle menait à l'ancien couvent des Jacobins, la rue est rebaptisée « rue de l'Emery » à la Révolution. Édouard Pied orthographie également « Lemery » et, sans affirmer qu'il est l'objet de cette appellation, cite Nicolas Lémery (1645-1715), médecin et chimiste français, comme possible source d'inspiration pour le nom de la voie[1]. Son fils, Louis Lémery (1677-1743), botaniste et chimiste, porte le même nom.



Historique |


Au Moyen Âge, la rue aboutit à son extrémité est à un carrefour où débouchent, au nord, la « haute rue des Jacobins » (rebaptisée « rue Jussieu » lors de la Révolution, et supprimée en 1868 lors du percement de la rue de Strasbourg ; à ne pas confondre avec la rue Jussieu actuelle), à l'est, la « rue des Bonnes-Sœurs » (rue de l'Union) qui mène au château et, au sud, la « rue Brandouil » (en partie l'actuelle rue Paul-Dubois), qui permet l'accès à l'ancien couvent des Jacobins.


En 1653, l'établissement cède à la ville une parcelle au nord-ouest du couvent, pour permettre la création de la place des Jacobins ; la « rue des Jacobins » est alors légèrement réduite[2].


Le percement de la rue de Strasbourg, en 1868, entraîne le raccourcissement de la rue de l'Union, dont le tronçon ouest, séparé de celui de l'est par le nouvel axe, est rattaché à la rue de l'Emery, qui est prolongée depuis sa rencontre avec la place des Jacobins jusqu'à la rue de Strasbourg.


En 1918, la municipalité de Paul Bellamy rebaptise la rue de la Juiverie, qui devient le prolongement de la rue de l'Emery. Le conseil municipal, dont Auguste Pageot est le maire, lui restitue le nom de « rue de la Juiverie », mais, en 1940, sous l'occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, elle redevient « rue de l'Emery », avant de reprendre le nom de « rue de la Juiverie » à la Libération[3].



Architecture |


Au no 8 de la rue se trouve l'ancien hôtel de Bruc, bâti à la fin du XVe siècle, et remanié depuis[4],[5].



Références |





  1. Pied 1906, p. 107


  2. Jarnoux 1981, p. 80


  3. Pajot 2010, p. 118


  4. de Berranger 1975, p. 148.



  5. « Nantes Renaissance valorise le patrimoine », sur nantes.maville.com, 10 octobre 2007(consulté le 16 juin 2014).





Voir aussi |



Bibliographie |




  • Henri de Berranger, Évocation du vieux Nantes, Paris, Les Éditions de Minuit, 1975 (réimpr. 1994), 2e éd. (1re éd. 1960), 300 p. (ISBN 2-7073-0061-6, OCLC 312748431).


  • Alphonse Jarnoux, Les anciennes paroisses de Nantes, Nantes, Alphonse Jarnoux, 1981, 118 p. (notice BnF no FRBNF36600645).


  • Stéphane Pajot, Nantes histoire de rues, Les Sables d'Olonne, d'Orbestier, 2010, 215 p. (ISBN 978-2-84238-126-4).


  • Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, 1906, 331 p., p. 107.



Articles connexes |


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