Société française d'énergie nucléaire
| Fondation | 1973 |
|---|
| Type | Organisation |
|---|---|
| Domaine d'activité | Énergie nucléaire |
| Objectif | Produire et diffuser de la connaissance sur les sciences et techniques du nucléaire |
| Siège social | Paris |
| Pays |
| Fondateur | Casimir Pierre Zaleski, ... |
|---|---|
| Président | Philippe Knoche |
| Publication | Revue Générale nucléaire (RGN) |
| Site web | www.sfen.org |
La société française d'énergie nucléaire (SFEN) est une association scientifique dont l’objet est de produire et diffuser de la connaissance sur les sciences et techniques du nucléaire. Elle a été fondée en 1973 pour soutenir l'industrie nucléaire française et les programmes de recherches nucléaires, alors que le premier choc pétrolier conduit le Gouvernement Pierre Messmer à adopter un plan de nucléarisation de la France conçu par la commission PEON. Elle regroupe plusieurs milliers d'adhérents. Société de personnes physiques, sans but lucratif, la SFEN revêt la forme d’une association régie par la loi de 1901. Elle est membre de la Société nucléaire européenne.
Actuellement, le président de la SFEN est Christophe Béhar, ancien directeur de l’Énergie Nucléaire au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Il a été élu le 24 juin 2015 et remplace Dominique Minière, directeur exécutif chargé de la Direction du Parc Nucléaire et Thermique d'EDF.
Sommaire
1 Organisation
1.1 Membres fondateurs
1.2 Anciens présidents
1.3 Charte des valeurs[3]
2 Activités
2.1 Publication de revues
2.2 Cahiers d'acteur
2.3 Positions dans les médias
2.4 Organisation de congrès et conférences
3 Nuclear for climate
4 Réseaux
5 Critiques
6 Références
7 Liens externes
Organisation |
La SFEN a été fondée en 1973[1] lors de l’engagement du programme électronucléaire français porté par le gouvernement de Pierre Messmer. L’association se fixe alors deux objectifs : offrir aux professionnels un lieu de rencontre et de dialogue sur l’état de l’art, les perspectives, les implications des travaux engagés dans les différents domaines de cette industrie ; favoriser l’information de tous les publics sur les différents aspects du nucléaire.
Avant sa création, les professionnels de l’énergie nucléaire se regroupaient au sein de la section française de l’American Nuclear Society (ANS) et de l’Association Technique de l'Énergie Nucléaire (ATEN).
Valérie Faudon est déléguée générale de la SFEN depuis le 1er janvier 2013[2] .
Membres fondateurs |
- Rémy Carle
- Casimir Pierre Zaleski
- Bertrand Vieillard-Baron
- Alexis Dejou
- Michel Rozenholc
Anciens présidents |
Bertrand Barré (2003-2002)
Jacques Bouchard (2005-2003)
Bernard Estève (2007-2005)
Noël Camarcat (2009-2007)
Philippe Pradel (2011-2009)
Luc Oursel (2013-2011)- Dominique Minière (2015-2013)
Christophe Béhar (2017-2015)
Philippe Knoche (2017-)
Charte des valeurs[3] |
- La rigueur intellectuelle et morale
- Le dialogue avec l'ensemble des parties prenantes. En mars 2013, à l'occasion du débat sur la transition énergétique, la SFEN a invité Thierry Salomon, président de l'association NégaWatt[4].
- La mutualisation des connaissances
- L'information du public
- La lutte contre le réchauffement climatique
- Les économies d’énergie
Activités |
Publication de revues |
Depuis 1975, la SFEN édite l’unique revue française consacrée à l’énergie nucléaire, La Revue Générale nucléaire (RGN) . Chaque année, six numéros de la RGN sont publiés[5].
Depuis mars 2015, la SFEN et EDP Sciences édite la première revue scientifique en anglais consacrée au nucléaire : The European Physical Journal[6]
Cahiers d'acteur |
En 2013, la SFEN a publié plusieurs cahiers d'acteur dans le cadre de débats publics français :
- la COP21[7]
- le coût d'un accident nucléaire[8]
- la sécurité d'approvisionnement énergétique[9]
- le débat national sur la transition énergétique[10]
- le débat relatif au projet de stockage des déchets radioactifs, Cigéo[11],[12]
Positions dans les médias |
- Sûreté nucléaire : "En 2011, après l'accident au Japon, le Premier ministre de l'époque a demandé une évaluation de la sûreté de toutes les installations nucléaires en France. Le rapport a démontré que toutes les installations d'EDF avaient un niveau suffisant de sûreté et de robustesse en cas de situation extrême. Ce niveau a même encore augmenté pour être porté au-delà de l'imaginable…"[13]
- Climat : "l’atome est la seule issue possible pour atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et de décarbonisation de l’économie, tout en étanchant la soif énergétique des pays émergents. Très peu d’autres scénarios (8 sur 1200) permettent de contenir la hausse des températures à 2 °C"[14]
- Transition énergétique : "Alors que 70 % de la consommation d’énergie française est encore à base d’énergies carbonées (pétrole et gaz), fortement émettrices de CO2, le projet de loi vise paradoxalement à limiter l’utilisation d’une énergie bas-carbone. Grâce au nucléaire, un citoyen français émet déjà deux fois moins de CO2 qu’un allemand, et trois fois moins qu’un américain. Pour atteindre ses objectifs de réduction de CO2 en 2050, la France doit miser sur son parc nucléaire et focaliser ses efforts sur les secteurs encore fortement consommateurs d’énergies carbonées (et importées), comme les transports et l’habitat/tertiaire. Ce dernier secteur constitue un véritable gisement de croissance pour les énergies renouvelables"[15].
- Construire de nouveaux réacteurs : "C’est important de construire de nouveaux réacteurs car on a besoin en France d’être au meilleur de la technologie d’autant plus que le marché de la rénovation est énorme dans le monde"[16]
Hinkley Point : "Chaque pays choisit son mix énergétique, c'est un choix politique que fait le Royaume-Uni, comme les 14 États membres qui recourent déjà au nucléaire. (...) Pourquoi les énergies fossiles et renouvelables seraient subventionnées et pas le nucléaire ?"[17]
- Renouvelables : la SFEN considère les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire comme complémentaires et compatibles[18]. En 2013, la SFEN a d'ailleurs créé une section technique "Nucléaire et renouvelable"[19] animée par Étienne BRIERE, Directeur de Programme Délégué Environnement et Énergies Renouvelables chez EDF.
Organisation de congrès et conférences |
En France, la SFEN organise les conférences ICAPP (International Congress on Advances in Nuclear Power Plants)[20], GLOBAL[21].
Depuis 2010, la section Jeune Génération de la SFEN] organise l'événement Atoms for The Future.
Nuclear for climate |
La SFEN a lancé en mars 2015 une initiative réunissant toutes les associations nucléaires à travers le monde[22].
À Nice, la SFEN et ses homologues ont demandé que la CNUCC (Conférence des Nations unies Contre le Changement Climatique) reconnaisse l’énergie nucléaire comme une énergie bas-carbone et la fasse entrer dans les mécanismes de financement auxquels toutes les autres énergies bas-carbone sont éligibles[23].
Réseaux |
La SFEN est membre fondateur et l’un des principaux animateur de la Société nucléaire européenne (European Nuclear Society) qui regroupe 30 associations nationales.
La SFEN a des contacts suivis avec les institutions de l’Union européenne, l’OCDE et l’AIEA, souvent en concertation avec le Forum Atomique Industriel Français (FAIF) et FORATOM.
La SFEN a signé des accords de coopération bilatérale avec 17 sociétés savantes nucléaires étrangères parmi lesquelles : l’American Nuclear Society aux États-Unis, l’ANA en Australie, la CNS au Canada, la CNS en Chine, la KNS en Corée du Sud, l’INS en Inde, l’AESJ au Japon, la NSK au Kazakhstan, la GMTR au Maroc et, récemment, la PTN en Pologne[24]
Critiques |
La SFEN est souvent décrite dans la presse française comme faisant partie du lobby nucléaire français. L'industrie nucléaire étant une activité d'état, la SFEN est accusée par ses détracteurs d'établir une position dominante pour ses membres en diffusant une propagande pronucléaire et orientant la politique énergétique française vers plus de nucléaire[25]. Au lieu d'un lobby, la SFEN se voit plutôt comme une sorte de communauté informelle où a cours une même conception de l’intérêt énergétique national[26].
En 2011, des militants antinucléaires dénoncent l'action de la SFEN, accusée de faire de la propagande pro-nucléaire dans les lycées et collèges, le rectorat a alors affirmé respecter son devoir de neutralité[27].
La SFEN indique « qu'aucune étude, aucune enquête épidémiologique n'a mis en évidence, en France, des cancers de la thyroïde ou autres pathologies thyroïdiennes qui pourraient être attribués au nuage de la catastrophe de Tchernobyl »[28]. Une position dénoncée comme scandaleuse par l'Association des malades de la thyroïde et le réseau Sortir du Nucléaire[29].
Références |
Site de la SFEN - Les acteurs du secteur nucléaire français
http://www.actu-environnement.com/ae/news/valerie-faudon-deleguee-generale-societe-francaise-energie-nucleaire-sfen-17656.php4
http://www.sfen.org/Charte-des-valeurs
https://www.youtube.com/watch?v=YS8jQLZykWU
http://www.sfen.org/Revue-Generale-Nucleaire,143
(en) « EPJ-N »
http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/position_paper_nuclear4climate_0.pdf
http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/note_synthese_sfen_st8_acc_nucleaire_version_fevrier_2015.pdf
http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/securite_dapprovisionnement_-_sfen-ufe_0.pdf
[PDF] « http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/lenergie_nucleaire_est_une_partie_de_la_solution_pour_reussir_la_transition_energetique.pdf »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
[PDF] http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/cigeo_les_raisons_de_la_confiance_dans_la_solidite_du_projet.pdf
[PDF] http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-cigeo/_script/ntsp-document-file_downloadad9c.pdf?document_id=32&document_file_id=32
Centre France, « L’avenir assuré du nucléaire » (consulté le 29 juillet 2015)
letemps, « En France, le cauchemar Areva n’a pas tué la passion de l’atome » (consulté le 29 juillet 2015)
« Nucléaire : une transition énergétique à contre-courant » (consulté le 29 juillet 2015)
« Royal relance le débat sur l’avenir du nucléaire en France » (consulté le 29 juillet 2015)
« La relance du nucléaire au Royaume-Uni nuit-elle aux renouvelables ? » (consulté le 29 juillet 2015)
https://www.youtube.com/watch?v=G1lPlcBEoMA https://www.youtube.com/watch?v=G1lPlcBEoMA
http://www.sfen.org/La-SFEN-cree-la-section-technique http://www.sfen.org/La-SFEN-cree-la-section-technique
(en) « ICAPP »
(en) « global event »
« 1001mags.com »
(en) « Climate Scientists Get Respect, So Why Don't Nuclear Scientists? », sur Forbes.com
http://www.nuklearforum.ch/fr/actualites/e-bulletin/accord-de-collaboration-entre-la-ptn-et-la-sfen
« Attention Danger! Scientifiques en liberté », sur http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/, 15 mars 2011(consulté le 29 juillet 2015)
Le "lobby nucléaire" n’est pas ce que vous croyez, Nouvel Observateur du 28 novembre 2011
« Des militants dénoncent des conférences "pro-nucléaires" à l'école », sur http://www.leparisien.fr/, 21 novembre 2011(consulté le 29 juillet 2015)
[PDF] http://www.sfen.org/IMG/pdf/Tchernobyl-Pellerin-septembre-2011.pdf
Libération - 20 avril 2005 : Pour le lobby atomique, Tchernobyl ne rime pas avec cancer
Liens externes |
- Site officiel
- Jeune Génération de la SFEN
- Atoms for The Future
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