Procès de Burgos





Le procès de Burgos (en espagnol : proceso de burgos, juicio de Burgos ou encore Consejo de Guerra de Burgos — « conseil de guerre de Burgos ») est un procès sommaire entamé le 3 décembre 1970 dans la ville espagnole de Burgos à l'encontre de seize membres de l'organisation armée nationaliste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA), accusés des assassinats de trois personnes au cours de la dictature franquiste.


Les mobilisations populaires et la pression internationale ont permis à six des inculpés d'éviter la peine de mort.




Fichier:Spain After Franco.ogvLire le média

Documentaire britannique de 1971 sur l'Espagne franquiste. Il montre la dispersion d'une manifestation étudiante à Madrid par la police armée à cheval durant le procès de Burgos et la nomination du prince Juan Carlos comme successeur de Franco lors des Cortes franquistas de juillet 1969.




Sommaire






  • 1 Accusés et peines prononcées


  • 2 Dans la culture populaire


  • 3 Notes et références


  • 4 Annexes


    • 4.1 Presse


    • 4.2 Bibliographie


    • 4.3 Articles connexes







Accusés et peines prononcées |




  • Eduardo Uriarte Romero : deux peines de mort et 30 ans de prison ; il cofonde par la suite le parti nationaliste de gauche Euskadiko Ezkerra et est actuellement membre du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE


  • Jokin Gorostidi Artola : deux peines de mort et 30 ans de prison ; il milite par la suite pour Herri Batasuna


  • Xabier Izko de la Iglesia : deux peines de mort et 27 ans de prison ; il milite par la suite pour Euskadito Ezkerra


  • Mario Onaindia Natxiondo : une peine de mort et 51 ans de prison ; il cofonde par la suite Euskadiko Ezkerra et milite par la suite au sein du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE


  • Xabier Larena (es) : une peine de mort et 30 ans de prison ; il milite par la suite pour Euskadito Ezkerra


  • Unai Dorronsoro (es) : une peine de mort ; il milite par la suite pour le Mouvement communiste basque (es) (EMK)


  • Bittor Arana Bilbao : 70 ans de prison ; il milite par la suite au sein des Comisiones Obreras


  • Josu Abrizketa Korta : 62 ans de prison ; il devient par la suite membre de l'ETA avant d'être déporté à Cuba


  • Ione Dorronsoro (ca) : 50 ans de prison ; il milite par la suite pour l'EMK

  • Enrique Gesalaga Larreta : 50 ans de prison ; il devient par la suite syndicaliste

  • Jon Etxabe Garitacelaya : 50 ans de prison ; il milite par la suite à la Ligue communiste révolutionnaire et à STEE-EILAS


  • Gregorio López Irasuegi (ca) : 30 ans de prison


  • Itziar Aizpurua Egaña : 15 ans de prison ; il devient par la suite militant d'Herri Batasuna


  • Julen Kalzada (ca) : 12 ans de prison ; il devient linguiste et professeur de basque


  • Antton Karrera (es) : 12 ans de prison ; il milite par la suite pour les Comisiones Obreras, la Ligue communiste révolutionnaire et Ezker Batua-Berdeak

  • Arantxa Arruti Odiozola : absoute



Dans la culture populaire |




  • El proceso de Burgos (es), documentaire d'Imanol Uribe (1979)


  • El proceso de Burgos 25 años después, documentaire de Joseba Macías (1995)


  • Luna caliente, film de fiction de Vicente Aranda (2010)[1]



Notes et références |



  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Proceso de Burgos » (voir la liste des auteurs).




  1. (es) Sara Brito, « Los monstruos de Vicente Aranda », Público, 3 de febrero de 2010 (lire en ligne).




Annexes |



Presse |



  • Édouard Bailby, « Décembre 1970 : le procès de Burgos », sur www.lexpress.fr, L'Express, 14 décembre 1970.


Bibliographie |



  • (es) Iker Casanova, « El Procesos de Burgos. Un juicio para la historia », dans ETA 1958-2008. Medio siglo de historia, Tafalla, Txalaparta, 2008(ISBN 978-84-8136-507-8, lire en ligne)


  • (es) Gaizka Fernández, « De Sabino Arana a la "izquierda abertzale". El nacionalismo vasco radical» », dans Héroes, heterodoxos y traidores. Historia de Euskadiko Ezkerra (1974-1994), Madrid, Tecnos, 2013(lire en ligne), p. 37-78[PDF]

  • (es) Gisèle Halimi (préf. Jean-Paul Sartre), El proceso de Burgos, Caracas, Monte Ávila, 1972(lire en ligne)


  • (es) Francisco Letamendia, El proceso de Euskadi en Burgos, Paris, Ruedo ibérico, 1971(lire en ligne)
    Francisco Letamendia a écrit ce livre sous le pseudonyme « Kepa Salaberri ».


  • (es) Paul Preston, « La crisis del franquismo (1969-1977) », Historia 16, Madrid, Información y revistas, no Extra XXV - Historia de España, nº 13,‎ février 1983, p. 89-129 (lire en ligne)


  • (es) Luciano Rincón, « El epílogo político del consejo de guerra de Burgos. Continuación y final entre la muerte y la vida », Cuadernos de Ruedo ibérico, nos 28/29,‎ janvier 1971(lire en ligne)
    Luciano Rincón a écrit ce livre sous le pseudonyme « Anchon Achabandalaso ».



  • (es) Andrés Zaragoza, « Aproximación al Proceso de Burgos a partir del Archivo de la Presidencia del Gobierno », dans Javier Tusell (coord.), El régimen de Franco, 1936-1975: política y relaciones exteriores, vol. 2, Madrid, Universidad Nacional de Educación a Distancia, 1993(ISBN 84-600-8463-9, lire en ligne), p. 205-216[PDF]

  • (es) Luis R. Aizpeolea, « Nos avergonzaba matar. Eduardo Uriarte, condenado en el juicio de Burgos y amnistiado en 1977, recuerda 40 años después por qué fue clave un proceso del que la dictadura quiso hacer una causa ejemplar », El País,‎ 5 décembre 2010(lire en ligne)



Articles connexes |



  • Espagne franquiste

  • Nationalisme basque

  • Euskadi ta Askatasuna



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