Puma (entreprise)
| Puma SE | |
Logo de la marque Puma | |
Siège social de Puma | |
Création | 1948 |
|---|---|
| Fondateurs | Rudolf Dassler |
Forme juridique | Société européenne |
Action | Bourse de Francfort |
Slogan | « Forever Faster » (Toujours plus rapide) |
Siège social | Herzogenaurach, Bavière |
Direction | Björn Gulden (PDG) Jean-François Palus (Président du Conseil de surveillance) |
| Actionnaires | Kering (86 %)[1] |
Activité | Équipementier sportif |
Produits | Chaussures, vêtements de sport, équipement sportif, Puma Evopower, Puma Evospeed, Puma IGnite, Puma Trinomic, Puma Suede, Puma Fenty |
Société mère | |
Filiales | Cobra Golf BV 09 Borussia Dortmund |
| Effectif | 10 982 (2013) |
Site web | Site officiel |
Capitalisation | 3.227.548.000 € |
Chiffre d'affaires | 1,65 milliards d'euros (2017)[2] |
Résultat net | 135,8 millions d'euros (2017)[2] |
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Puma SE est une entreprise allemande spécialisée dans la fabrication d'articles de sport fondée en 1948 par Rudolf Dassler et basée à Herzogenaurach en Bavière, filiale depuis 2007 du groupe français Kering.
Connue comme « la marque au félin bondissant » et présente dans plus de 120 pays, Puma est le troisième équipementier sportif dans le monde derrière Nike et Adidas[3].
Le siège social de Puma France est installé depuis 1987 à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg[4].
Sommaire
1 Historique de la société
1.1 Origine
1.2 Développement
1.3 XXIe siècle
2 Produits
3 Données financières
4 Équipementier officiel
4.1 Athlétisme
4.2 Football
4.2.1 Sélections nationales
4.2.2 Clubs
4.3 Sports mécaniques
4.3.1 Formule 1
4.4 GP2 séries
4.4.1 Moto GP
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Bibliographie
6.2 Articles connexes
6.3 Liens externes
Historique de la société |
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Origine |
En 1924, la famille Dassler se lance dans la fabrication de chaussures de sport. La société « Gebrüder Dassler Schuhfabrik » est créée par les deux frères Adolf (dit « Adi ») et Rudolf Dassler à Herzogenaurach, mais, en 1948, à la suite de divergences familiales, de partage de biens et aux contextes douloureux de la Seconde Guerre mondiale, les deux frères se brouillent. Leur séparation professionnelle s'officialise en avril 1948.[réf. nécessaire]
En septembre 1948, Rudolf crée sa propre entreprise qu'il compte appeler, dans un premier temps, « Ruda » (contraction de Rudolf Dassler). Jugé inélégant, il internationalise le nom de celle-ci : Puma Schuhfabrik Rudolf ou PUMA.[réf. nécessaire]
Son frère Adolf rebaptise l'entreprise initiale en Adidas, contraction de son nom. Commence alors le développement impressionnant de deux multinationales du sport concurrentes dans une petite ville de la province de Franconie.[réf. nécessaire]
Développement |
Puma reste en retrait par rapport à son prestigieux voisin mais réussit cependant à se développer grâce à une image forte, entretenue par des innovations importantes, telles que les crampons vissés, ou le soutien de sportifs de premier plan, tels que Pelé, Maradona, Johan Cruyff, Boris Becker, Usain Bolt ou encore Antoine Griezmann.[réf. nécessaire]
En 1986, Armin Dassler transforme sa société en commandite en société anonyme pour l'introduire sur les bourses de Munich et de Francfort afin de lever des fonds, Puma perdant des parts de marché devant Adidas et surtout les nouveaux Nike et Reebok. Mais l'« action Becker » (du nom de Boris Becker) chute, si bien que la Deutsche Bank prend le contrôle de la société et évince Armin Dassler[5].
XXIe siècle |
La chaussure Puma Suede.
Une paire de chaussures Puma.
Depuis 2003, Puma est le sponsor officiel de l'équipe nationale italienne de football et de l'athlète jamaïcain Usain Bolt, sextuple champion olympique et huit fois champion du monde sur les distances des 100 et 200 mètres[6].
En 2005, la marque devient le sponsor officiel du pilote de Formule 1 allemand Michael Schumacher et de l'écurie Ferrari. Elle propose même un modèle de basket inspiré de celles portées par Schumacher.[réf. nécessaire]
En 2007, le groupe PPR (qui deviendra Kering) prend une participation dans l'entreprise à hauteur de 27,1 %. Elle sera augmentée la même année et portée à plus de 75 % quatre ans plus tard[7],[8]. En 2016, Kering détient plus de 85 % du capital de Puma.[réf. nécessaire]
En 2010, la société rachète la marque américaine Cobra Golf[9]. En juillet 2011, elle se transforme en société européenne (« Puma SE »).[réf. nécessaire]
En 2011, la marque relève un défi lancé par le groupe de défense de l’environnement Greenpeace consistant à « faire une cure de détox ». L'entreprise s'est engagée à lutter contre l’utilisation et les rejets de produits toxiques dans sa chaîne de production[10]. La décision de Puma est intervenue deux semaines après que Greenpeace ait lancé son rapport « Linge sale » (Dirty Laundry)[11] identifiant des liens commerciaux entre des marques majeures de vêtement, dont Nike, Puma et Adidas et des fournisseurs responsables du rejet de produits chimiques dangereux dans les fleuves chinois[12].
En 2012, la marque devient l'équipementier officiel du Borussia Dortmund pour 8 ans, et en août 2014 son actionnaire à hauteur de 5 % du capital.[réf. nécessaire]
En 2013, la société emploie près de 11 000 personnes et distribue ses produits dans plus de 80 pays. Pour l'année fiscale 2013, elle affiche un chiffre d'affaires de 2,98 milliards d'euros[réf. nécessaire].
Au 1er juillet 2014, Puma devient le sponsor officiel d'Arsenal pour 5 ans avec un montant 38 millions d'euros par an, ce qui est le plus gros contrat de sponsoring décroché par la marque, lui permettent ainsi de rivaliser avec ses concurrents Adidas et Nike[13]. En août de la même année, la marque lance la plus grande campagne publicitaire de son histoire dans plus de 80 pays, nommée « Forever Faster ».[réf. nécessaire]
L'entreprise sponsorise de nombreux joueurs de football ainsi que d'autres sportifs dans plusieurs disciplines[réf. nécessaire]. Elle collabore également avec de nombreux créateurs comme Alexander McQueen, Ronnie Fieg, Hussein Chalayan et Mihara Yasuhiro, mais aussi avec la chanteuse barbadienne Rihanna ou encore l'humoriste français Rémi Gaillard, et depuis 2016 avec la mannequin Kylie Jenner[réf. nécessaire].
Après plusieurs années de positionnement stratégique axé sur les produits « Sport et LifeStyle », l'entreprise recentre aujourd'hui ses objectifs sur les produits « Sport, Performance » et le football[14],[15].
En juin 2016, Puma subit un revers médiatique[15],[16] lorsque, durant la rencontre France-Suisse de l'Euro 2016 de football, six maillots des joueurs de l'équipe suisse se déchirent en pleine action[17]. Réagissant rapidement, la marque admet être responsable de l'impair, et parle d'un « défaut de fabrication »[16],[18], indiquant qu'il y a eu « un lot de matériel dont la trame a été endommagée pendant le processus de production, aboutissant à une fragilisation du vêtement final. Cela peut arriver, si la combinaison de chaleur, de pression, et de temps n'est pas bien contrôlée lors de la production »[17]. La marque indique en outre avoir fait l'inventaire de tous les maillots fournis aux équipes de cet Euro qu'elle sponsorise, et assure que « un incident aussi malencontreux ne se reproduira pas »[17]
En 2018, Kering revend la marque pour se concentrer sur le luxe.
Produits |
Données financières |
| En millions d'euros | 2013 | 2014[19] | 2015 | |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2 980 | 2 972 | 3 387 | |
| Bénéfice net | 5 | 64.1 | 37.1 |
Équipementier officiel |
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Usain Bolt après sa victoire aux championnats du monde d'athlétisme 2015, en tenue Puma.
Athlétisme |
Puma équipe les équipes nationales d'athlétisme suivantes :
Antigua-et-Barbuda[réf. nécessaire]
Bahamas[réf. nécessaire]
Botswana[réf. nécessaire]
Cuba[réf. nécessaire]
Îles Caïmans[réf. nécessaire]
République dominicaine[réf. nécessaire]
Suisse[réf. nécessaire]
République tchèque[réf. nécessaire]
Ghana[réf. nécessaire]
Grenade[réf. nécessaire]
Jamaïque
Norvège[réf. nécessaire]
Suède[réf. nécessaire]
Ouganda[réf. nécessaire]
Barbade[réf. nécessaire]
Football |
Maillot de football de l'équipe d'Arsenal, fabriqué par la marque.
Sélections nationales |
Puma équipe les sélections nationales de football suivantes :
Italie
Autriche
Suisse
Serbie
République Tchèque
Slovaquie
Kosovo
Uruguay
Cameroun
Côte d'Ivoire
Sénégal
Ghana
Gabon
israel
Clubs |
Borussia Dortmund, Borussia Mönchengladbach
Arsenal Football Club[13]
Rennes, Bordeaux, Nîmes, Marseille, Amiens SC
AC Milan
Sports mécaniques |
Formule 1 |
Allemagne : Mercedes AMG Petronas Formula One Team
Autriche : Red Bull Racing
Italie : Scuderia Ferrari
GP2 séries |
France : DAMS
France : Lotus GP
Portugal : Ocean Racing Technology
Italie : Venezuela GP Lazarus
Moto GP |
Italie : Ducati Corse
Japon : Repsol Honda Team
Notes et références |
« Kering se concentrera en 2015 sur ses mastodontes Gucci et Puma », L'Expansion.fr, 17 février 2015.
L'équipementier sportif Puma a doublé son bénéfice net en 2017, Challenges, 12 février 2018
« Puma, toutes griffes dehors », L'Express.fr, 20 novembre 2011.
« Puma court pour Strasbourg », Les Dernieres Nouvelles d'Alsace.fr, 28 janvier 2016.
(en) Barbara Smit, Sneaker Wars. The enemy brothers who founded Adidas and Puma and the family Feud that forever changed the business of sport, HarperCollins, 2008, p. 217.
(en) « Usain Bolt renews Puma sponsorship », BBC.com, 24 septembre 2013.
« PPR augmente à 75 % sa participation dans Puma », L'Expansion.fr, 8 août 2011.
« PPR monte encore au capital de Puma », L'Usine Nouvelle.com, 8 août 2011.
(en) « Puma acquires equipement brand Cobra Golf », Puma.com, 10 mars 2010.
« DETOX : Puma a pris les devants », Greenpeace.org, 26 juillet 2011.
(en) [PDF] « Dirty Laundry », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
« Nike ou Adidas ? Lequel produira des articles de sport de manière durable », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
« Puma signe un contrat historique avec Arsenal », Le Figaro.fr, 27 janvier 2014.
« Puma tire les premiers fruits de son repositionnement sur la performance sportive », Philippe Bertrand, Les Échos.fr, 7 novembre 2014 (consulté le 24 avril 2016).
« Euro 2016 : ces maillots déchirés qui égratignent Puma », Pierre Demoux, Les Échos.fr, 20 juin 2016.
« Euro 2016 - Puma : les maillots qui déchirent ! », Le Point.fr avec AFP, 20 juin 2016
« Puma sait pourquoi les maillots de la Suisse se déchiraient face à la France », Jean-Baptiste Duval, The Huffington Post.fr, 20 juin 2016.
« Euro 2016 : Les maillots Puma de la Suisse ? Un défaut de fabrication », 20 minutes.fr, 20 juin 2016.
« Repositionné sur le sport, Puma atteint presque ses objectifs en 2014 », Fashion United.fr, 16 février
2015.
Voir aussi |
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Bibliographie |
- Barbara Smit (trad. de l'anglais), Sport Business, Adidas, Puma, la guerre des logos, New York, Presse de la cité (traduction française: Thierry Arson), 2008(ISBN 978-2-258-07513-9)
Articles connexes |
Sergio Rossi, styliste ayant collaboré avec Puma.
Adidas, « concurrent historique » de la marque, fondé par Adolf Dassler, le frère de Rudolf Dassler.
Liens externes |
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