Aye-aye
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Daubentonia madagascariensis
Daubentonia madagascariensis
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Primates |
| Sous-ordre | Strepsirrhini |
Infra-ordre
Chiromyiformes
Anthony et ?Coupin, 1931
Famille
Daubentoniidae
Gray, 1863
Genre
Daubentonia
E. Geoffroy, 1795
Nom binominal
Daubentonia madagascariensis
(Gmelin, 1788)
Statut de conservation UICN
![]()
EN A2cd+4cd : En danger
Statut CITES
L'Aye-Aye[1] (Daubentonia madagascariensis) est une espèce de primate strepsirrhinien qui vit à Madagascar. C'est la seule espèce du genre Daubentonia, lui-même seul membre de la famille des daubentonidés. Elle est considérée comme vulnérable à l'extinction selon l'UICN.
Sommaire
1 Description
2 Sous-espèce
3 Répartition et habitat
4 Phylogénie
5 L'aye-aye dans la culture malgache
6 L'aye-aye dans la culture occidentale
7 Bibliographie
8 Galerie
9 Liens externes
9.1 Infra-ordre Chiromyiformes
9.2 Famille Daubentoniidae
9.3 Genre Daubentonia
9.4 Espèce Daubentonia madagascariensis
10 Notes et références
Description |
| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
mâchoire supérieure | |||||||
3 | 1 | 0 | 1 | 1 | 0 | 1 | 3 |
3 | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 3 |
mâchoire inférieure | |||||||
Total : 18 | |||||||
L'aye-aye est le seul primate à avoir 18 dents | |||||||
L'aye-aye a été décrit pour la première fois par Pierre Sonnerat dans son Voyage aux Indes orientales et à la Chine, publié en 1782. C’est un lémurien très particulier qui a des caractères dérivés nombreux et assez singuliers. Ses incisives rappellent celles des rongeurs, ses oreilles celles des chauve-souris et sa queue celle des écureuils. Enfin, il possède une adaptation particulière, le troisième doigt de la main est extrêmement allongé. Il a un mode de vie arboricole, ce qui le fait occuper une niche écologique voisine de celles des pics ou des écureuils sur les autres continents comme l'Europe.
Il mesure de 75 à 90 cm de long - dont 44 à 53 pour la queue - et pèse de 2 à 3 kg. Les deux sexes sont apparemment impossibles à identifier[2].
Il est insectivore et frugivore. Il déloge des larves d'insectes xylophages qu'il détecte en tapotant les troncs avec son doigt spécialisé et auxquelles il accède en élargissant les orifices en déchiquetant les couches supérieures avec ses incisives et qu'il déniche finalement avec son grand doigt muni d'une griffe. À d'autres périodes de l'année, c'est pour extraire le cœur spongieux des gales sur les branches d'Eugenia que son doigt spécialisé lui est utile.
C'est le seul primate à posséder 18 dents. En effet, les espèces du sous-ordre des strepsirrhini, dont l'aye-aye fait partie, possèdent généralement 36 dents (2 incisives, 1 canine, 3 prémolaires et 3 molaires par demi-mâchoire). Le Daubentonia est une exception et on assiste à une oligodontie (réduction importante du nombre de dents). En effet, celui-ci a perdu: 4 incisives, les 4 canines, et 10 prémolaires (4 au niveau de l'arcade supérieure, et 6 au niveau de l'arcade inférieure). Le Daubentonia ne présente plus de canine, ni de prémolaire au niveau de l'arcade dentaire inférieure.
L'aye-aye est un animal en général solitaire et nocturne, discret et difficile à observer.
Un bébé aye-aye doit rester 166 jours dans le ventre de sa maman. Après sa naissance il doit rester environ 1 an avec sa mère.
Illustration de Joseph Wolf montrant le 3e doigt allongé
Sous-espèce |
- †Aye-Aye géant (Daubentonia madagascariensis robusta)
Répartition et habitat |
Il vit dans la forêt de Madagascar et dans les cavernes à flanc de montagnes.
Répartition
Phylogénie |
Phylogénie des infra-ordres actuels de primates, d'après Perelman et al. (2011)[3] :
Primates |
| ||||||||||||||||||||||||
L'aye-aye dans la culture malgache |
Daubentonia madagascariensis, appelé communément aye-aye par les populations locales, tient une place très particulière dans le bestiaire malgache. De multiples légendes courent sur cet animal aux mœurs nocturnes. Si le nombre d'individus a chuté au cours des dernières décennies, en revanche le mythe de l'animal maléfique s'est conservé, transmis de génération en génération. On considère ainsi qu'il porte malheur s'il apparaît dans ou aux abords des habitations et qu'il possède des pouvoirs de sorcellerie grâce à son majeur démesuré, dont se servent les devins.
L'aye-aye dans la culture occidentale |
L'aye-aye est principalement présent dans les films d'animation Madagascar et Rango.
Bibliographie |
(fr) Claire Harpet, Le Lémurien : du sacré et de la malédiction, L'Harmattan, Paris, 2000.
(en) R.-A. Mittermeier et al., Lemurs of Madagascar, Tropical field book series, Conservation International, 2006 (2e éd.).
Galerie |
Liens externes |
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Infra-ordre Chiromyiformes |
- (en) Référence Mammal Species of the World (version 3, 2005) : Chiromyiformes Anthony and Coupin, 1931
- (en) Référence Animal Diversity Web : Chiromyiformes
- (en) Référence NCBI : Chiromyiformes
Famille Daubentoniidae |
- (en) Référence Mammal Species of the World (version 3, 2005) : Daubentoniidae Gray, 1863
- Référence Catalogue of Life : Daubentoniidae
- (en) Référence Paleobiology Database : Daubentoniidae Gray 1863
- (fr) Référence CITES : taxon Daubentonia madagascariensis (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le 13 mai 2015)
- (fr+en) Référence ITIS : Daubentoniidae Gray, 1863 ( )
- (en) Référence Animal Diversity Web : Daubentoniidae
- (en) Référence NCBI : Daubentoniidae
- (en) Référence UICN : taxon Daubentoniidae
- (fr+en) Référence CITES : famille Daubentoniidae (sur le site de l’UNEP-WCMC)
Genre Daubentonia |
- Référence Catalogue of Life : Daubentonia
- (en) Référence Paleobiology Database : Daubentonia Geoffroy 1795
- (fr+en) Référence ITIS : Daubentonia É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1795 ( )
- (en) Référence Animal Diversity Web : Daubentonia
- (en) Référence NCBI : Daubentonia
- (en) Référence UICN : taxon Daubentonia
- (fr+en) Référence CITES : genre Daubentonia (sur le site de l’UNEP-WCMC)
- (en) Référence Mammal Species of the World (version 3, 2005) : Daubentonia É. Geoffroy, 1795
Espèce Daubentonia madagascariensis |
- (en) Référence Mammal Species of the World (version 3, 2005) : Daubentonia madagascariensis
- (fr+en) Référence ITIS : Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788) ( )
- (en) Référence Animal Diversity Web : Daubentonia madagascariensis
- (en) Référence NCBI : Daubentonia madagascariensis
- (en) Référence UICN : espèce Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788) (consulté le 13 mai 2015)
- (en) Référence CITES : espèce Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788) (+ répartition) (sur le site de Species+) (consulté le 13 mai 2015)
- (en) Référence Fonds documentaire ARKive : Daubentonia madagascariensis
- Fiche descriptive (en anglais)
Notes et références |
Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
« http://www.tsimbazaza.com/lemur-house-tsimbazaza.html »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 28 septembre 2017)
(en) P. Perelman, W. E. Johnson, C. Roos, H. N. Seuánez, J. E. Horvath, M. A. M. Moreira, B. Kessing, J. Pontius, M. Roelke, Y. Rumpler, M. P. Schneider, A. Silva, S. J. O'Brien et J. Pecon-Slattery, « A molecular phylogeny of living primates », PLoS Genetics, vol. 7, no 3, 2011, e1001342 (PMID 21436896, PMCID 3060065, DOI 10.1371/journal.pgen.1001342, lire en ligne)
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